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	<title>Archives des coopération - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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	<description>Mutations sociétales et transformations numériques</description>
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	<title>Archives des coopération - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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		<title>L&#8217;empathie, qualité clé d&#8217;une civilisation connectée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 11:26:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;empathie est une notion complexe : ce sont les mécanismes servant notre conscience qui nous permettent de « comprendre » l&#8217;autre. Elle intègre une dimension à la fois affective (vous comprenez ses sentiments, ses émotions) et cognitive (vous comprenez ses états mentaux non émotionnels, par ex. ce qu&#8217;il croit ou sait). Comme elle recouvre des réalités physiologiques [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lempathie-qualite-cle-dune-civilisation-connectee/">L&#8217;empathie, qualité clé d&rsquo;une civilisation connectée</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span class="tc-dropcap">L</span>&#8217;empathie est une notion complexe : ce sont les mécanismes servant notre conscience qui nous permettent <strong>de « comprendre » l&rsquo;autre</strong>. Elle intègre une dimension à la fois <strong>affective</strong> (vous comprenez ses sentiments, ses émotions) et <strong>cognitive</strong> (vous comprenez ses états mentaux non émotionnels, par ex. ce qu&rsquo;il croit ou sait).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle recouvre des réalités physiologiques que nous ne connaissons pas ou mal, l&#8217;empathie est depuis une vingtaine d&rsquo;années un terrain de choix des neurosciences. (On sait, par exemple, que les « neurones-miroirs » s&rsquo;activent aussi bien quand un individu réalise lui-même une action, que lorsqu&rsquo;il se contente d&rsquo;observer un autre individu de la même espèce l&rsquo;effectuer).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #0088cc;">L&#8217;empathie n&rsquo;est pas faite (que) pour les bisounours !&nbsp;</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On confond communément l&#8217;empathie, comprise sur le mode « bisounours surémotif », avec compassion, partage d&rsquo;émotion, ou émotivité.<br>L&#8217;empathie fait certes de nous des animaux sociaux qui en général supportent assez mal la souffrance des autres. Ce qui nous épargne d&rsquo;être tous des sociopathes : selon une étude menée par Pessoa &amp; Adolphs, quand on présente à des personnes des images suggérant qu&rsquo;une autre a mal, 1/3 d&rsquo;entre elles ressentent une douleur au même endroit et 2/3 sont perturbées mais sans ressentir elles-mêmes la douleur.</p>



<span id="more-2347"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l&#8217;empathie est plus largement un mode de connaissance et de compréhension de l&rsquo;autre. </strong>Ce&nbsp;n&rsquo;est pas nécessairement de la sympathie (à l&rsquo;extrême, l&#8217;empathie peut servir la cruauté : la douleur &nbsp;de l&rsquo;autre est alors ressentie positivement) ni ce que l&rsquo;on appelle « contagion émotionnelle » (ex. le fou rire contagieux).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si elle est structurellement dépendante de notre propre environnement émotionnel, je la décrirais donc plus comme une <strong>facilité à capter la projection de l&rsquo;esprit d&rsquo;autrui.</strong>&nbsp;La capacité d&#8217;empathie réduit le différentiel entre ce que « l&rsquo;autre signifie » et ce que « je conçois ». Bref, c&rsquo;est <strong>une qualité de réception</strong>, une largeur de bande qui permet de couvrir plus ou moins bien l&rsquo;écart entre ces deux angles de vue du même processus : l&rsquo;émission originale, et sa représentation.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>C&rsquo;est une compétence qui, parce qu&rsquo;on « comprend » l&rsquo;autre, réalise <strong>des comportements  socialement efficients :</strong> en intégrant aussi le point de vue d&rsquo;autrui (et non juste le vôtre) dans vos pensées et vos actes, vous êtes incité à coopérer et servez mieux l&rsquo;intérêt collectif.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>A contrario, c&rsquo;est certainement aussi du point de vue de l&rsquo;évolution <strong>une clé de survie </strong> essentielle dans un monde « rétréci », où l&rsquo;homme n&rsquo;a plus d&rsquo;autre prédateur que lui-même, et est en interaction, sinon en compétition permanente, avec sa propre espèce, ce qui requiert pour s&rsquo;en prémunir une maîtrise de plus en plus aboutie et une adaptation de plus en plus fine à la façon dont son congénère va agir et réagir.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #0088cc;">Une construction sociale de plus en plus dense : des interactions accrues</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons actuellement un tournant de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité : jamais le monde n&rsquo;a paru si petit, ses points les plus éloignés si connectés, et les ressources terrestres un bien si commun (si partagé).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de « terriens » devient vertigineux ; le multiculturalisme devient la norme ; les modèles fondés sur le partage, la coopération, le peer-to-peer, explosent ; les médias sociaux ont un rôle de plus en plus prégnant dans les révolutions et les crises socio-politico-environnementales, qui désormais sont planétaires : nous sommes en train de bâtir&nbsp;<strong>une civilisation mondiale principalement fondée sur l&rsquo;interdépendance</strong>, et<strong> la conscience de cette interdépendance</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la base de cette conscience, fondement de la vie en société, <strong>l&#8217;empathie sera une qualité toujours plus déterminante du genre humain</strong>, condition nécessaire à la communication, à la compréhension, à l&rsquo;adaptabilité et à la richesse des connexions relationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le développement économique et social reposera donc de plus en plus sur la capacité de nos organisations, de nos systèmes éducatifs et entrepreneuriaux, à l&rsquo;intégrer</strong> à titre <span style="text-decoration: underline;">essentiel</span> dans leurs modes de fonctionnement.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.flickr.com/photos/conanil/4052756788/"><img decoding="async" src="https://farm3.staticflickr.com/2497/4052756788_608ac83414_z.jpg" alt="Watering the Sun de Conan sur Flickr"/></a><figcaption>Watering the Sun de <a href="https://www.flickr.com/photos/conanil/4052756788/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conan </a>sur Flickr &#8211; Licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CC BY&nbsp;2.0&nbsp;</a></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><script src="//embedr.flickr.com/assets/client-code.js" async="" charset="utf-8"></script></p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lempathie-qualite-cle-dune-civilisation-connectee/">L&#8217;empathie, qualité clé d&rsquo;une civilisation connectée</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Si je créais l&#8217;EEMI, j&#8217;en ferais une « non-école »</title>
		<link>https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 23:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lancement d&#8217;une Ecole Européenne des Métiers de l&#8217;Internet par Jacques-Antoine Granjon (vente-privée), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic) a fait le buzz ces dernières semaines. Ce n&#8217;est pas tous les jours que des stars de la Net Economie se mêlent d&#8217;enseignement, et ils viennent d&#8217;ailleurs de réitérer avec la  création d&#8217;une chaire e-business [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/">Si je créais l&rsquo;EEMI, j&rsquo;en ferais une « non-école »</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le lancement d&rsquo;une <a href="http://www.eemi.com/">Ecole Européenne des Métiers de l&rsquo;Internet</a> par Jacques-Antoine Granjon (vente-privée), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic)</strong> a fait le buzz ces dernières semaines. Ce n&rsquo;est pas tous les jours que des stars de la Net Economie se mêlent d&rsquo;enseignement, et ils viennent d&rsquo;ailleurs de réitérer avec la  <a href="http://fr.techcrunch.com/2011/02/08/hec-lance-la-1ere-chaire-e-business-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">création d&rsquo;une chaire e-business à H</a><a href="http://fr.techcrunch.com/2011/02/08/hec-lance-la-1ere-chaire-e-business-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">EC</a> <em>(NB l&rsquo;article a une photo vraiment sympa, avec tous ces messieurs charmants, mais&#8230; où sont les femmes ? :D </em>).</p>
<p>Je n&rsquo;y reviens pas car vous avez déjà eu toutes les infos là-dessus, le sujet a été pas mal débattu (Cf. notamment ces plateaux que nous avions faits sur <a href="http://techtoc.tv/search.php?task=dosearch&amp;search_text=faut-il+une+%C3%A9cole+de+l%27internet&amp;t=event">Techtoc</a>), et le besoin est là du point de vue des entreprises.</p>
<p>Par contre je trouve intéressant d&rsquo;évoquer son modèle-même, qui m&rsquo;a paru plus souvent susciter doutes et questions, de 2 sortes :<span id="more-1340"></span></p>
<ol>
<li>En toile de fond, un défi sociétal qui dépasse le projet EEMI. Le paradoxe qu&rsquo;il y a former et qualifier par des diplômes à des métiers inscrits dans une innovation permanente, et qui s&rsquo;accélère. La vidéo « <a href="http://www.dailymotion.com/video/x7og5n_did-you-know-sous-titres-fr_news">Did you know</a> » le résumait : «<em> Nous préparons actuellement des étudiants à des métiers qui n’existent pas encore… pour leur permettre de résoudre des problèmes dont nous n’avons encore aucune notion.</em> »</li>
<li><strong>Et très pragmatiquement, la question récurrente que j&rsquo;ai observée est la façon dont l&rsquo;EEMI va se différencier de l&rsquo;existant pour y répondre, sans pour autant pratiquer d&rsquo;élitisme.</strong> Comment s&rsquo;y prendre pour garantir à cette école une réactivité et une proximité permanentes au « terrain » (besoin des entreprises &#8211; attentes des étudiants), et une organisation de la formation (enseignements &#8211; profils d&rsquo;enseignants) « meilleures » ou plus adaptées que ne sont supposées le faire les autres offres de formation ?</li>
</ol>
<p><strong>En résumé, si l&rsquo;école et le système scolaire « traditionnel » se heurtent à des obstacles difficiles à résoudre par les méthodes « classiques », comment imaginer relever le défi d&rsquo;y parvenir, en répliquant ces mêmes pratiques ?</strong></p>
<h3>Résoudre le désir d&rsquo;apprendre</h3>
<p>La personnalité et les réputations des fondateurs, doublées de la perspective de trouver un emploi dans l&rsquo;une des entreprises partenaires, suffiront très certainement à remplir les listes de l&rsquo;EEMI. Et je ne pense pas que le problème n°1 soit la question financière des frais d&rsquo;inscription, qui peut être velléitairement résolue par des systèmes de bourse et de crédit. Le vrai défi n&rsquo;est pas là.</p>
<p>Le vrai défi vous l&rsquo;avez évoqué, messieurs Granjon, Niel, Simoncini, dans <a href="http://twitpic.com/3imwln/full">votre interview à Paris Match</a>. Vous en êtes les meilleurs exemples : vous dites « <em>avoir réussi en dépit du système</em>« . Car sans que ce soit aucunement imputable à ses acteurs, aux milliers d&rsquo;enseignants qui chaque jour s&rsquo;investissent dans la plus belle mission qui soit, l&rsquo;école s&rsquo;est, par beaucoup d&rsquo;aspects, déconnectée de son but. Avec notamment pour conséquence ce qu&rsquo;évoquait J.A. Granjon : <em>« il n&rsquo;y a pas de désir d&rsquo;apprendre »</em>. <strong>Nombreux jeunes sont en perte de sens, du sens d&rsquo;apprendre.</strong></p>
<p>Je trouve pourtant que le manque n&rsquo;est pas toujours celui du désir d&rsquo;apprendre : <strong>beaucoup, responsabilisés, trouveront dans leur travail ou d&rsquo;autres facettes de leur vie 1.000 occasions de l&rsquo;exercer</strong>. Quant au but, ils l&rsquo;ont tous : trouver un job qui leur plaise (si possible bien payé). Le problème est plutôt celui du lien entre les deux.</p>
<p>Ceux qui font encore ce lien, ou s&rsquo;efforcent de le maintenir, feront gentiment, comme dans toute autre école, leurs 3 ans d&rsquo;étude, et le système s&rsquo;auto-alimentera. L&rsquo;enjeu serait de réussir à accrocher <strong>aussi </strong>ceux qui sont en perte de sens vis-à-vis de l&rsquo;école mais qui ont bel et bien l&rsquo;envie de bosser dans le Web, des idées et surtout l&rsquo;énergie d&rsquo;en mettre en œuvre. De parvenir à capter ces belles énergies, non pas « contre », mais indifféremment du système : qu&rsquo;elles soient aptes ou pas à en passer le filtre (filtre qui repose aussi sur l&rsquo;auto-confiance et la confiance en ce système). <strong>C&rsquo;est une question comportementale autant que scolaire. Comment redonner du sens à l&rsquo;apprentissage ?</strong></p>
<h3>« L&rsquo;École Mutuelle » : les deux sens d&rsquo;apprendre</h3>
<p>L&rsquo;école mutuelle est un concept ayant eu cours au début du XIX<sup>e</sup> dans certains pays d&rsquo;Europe, et interdit par le pape Léon XII en 1824. Anne Querrien, dans un livre « <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/284671133X">L&rsquo;école mutuelle : une pédagogie trop efficace ?</a>« , préfacé par Isabelle Stengers (voir son article « <a href="http://ecolesdifferentes.free.fr/SILENCEILLICH.htm">le droit d&rsquo;apprendre</a>« ), en a décrit l&rsquo;expérience menée en France à la Restauration.</p>
<p>Créée dans le but d&rsquo;apporter aux plus pauvres le juste minimum de connaissances utiles pour pouvoir être placés en apprentissage (lire &#8211; écrire &#8211; compter), l&rsquo;école mutuelle était un enseignement de masse, disposant de très peu de moyens car doté à l&rsquo;économie.</p>
<p><strong>Son organisation était donc très différente : un seul maître pour la faire fonctionner</strong>, en pratique avec des classes de 60 &#8211; 80 élèves (d&rsquo;un point de vue théorique jusqu&rsquo;aux limites de capacité d&rsquo;accueil des bâtiments : plusieurs centaines d&rsquo;élèves), et un espace de travail organisé de façon fluide, pour permettre les regroupements dynamiques, sous forme « d&rsquo;ateliers ».</p>
<p><strong>La pédagogie, collaborative, reposait sur un enseignement réciproque. </strong>Car apprendre, c&rsquo;est apprendre&#8230; mais c&rsquo;est aussi apprendre aux autres : <strong>« enseigner, c&rsquo;est apprendre deux fois. »</strong>.</p>
<p>Chaque élève, quand il avait compris quelque chose, l&rsquo;expliquait à d&rsquo;autres : tout élève ainsi à la fois apprenant, et enseignant au niveau inférieur, est assuré de toujours trouver une place qui lui corresponde. <strong>L&rsquo;enseignement entre pairs résout « l&rsquo;obstacle » de l&rsquo;hétérogénéité en en faisant un atout.</strong></p>
<p>L&rsquo;école mutuelle a été fermée parce qu&rsquo;elle dépassait ses objectifs d&rsquo;efficience et n&rsquo;atteignait pas ceux de « politiquement correct » : les élèves apprenaient en 3 ans le curriculum prévu pour 6, mais n&rsquo;y acquéraient pas ce qui était estimé être le « respect du savoir ». Susceptible de remettre en cause, socialement, la mission qui lui avait été assignée et l&rsquo;ordre établi, elle ébranlait, aussi, les notions mêmes de pédagogie et d&rsquo;enseignement (appropriation du « droit d&rsquo;apprendre », existence d&rsquo;une « bonne façon » d&rsquo;apprendre&#8230; ?)</p>
<p>Ce modèle, qui a peut-être été idéalisé par l&rsquo;auteur mais qui semble avoir convaincu tous ses lecteurs, n&rsquo;en reste pas moins <strong>un exemple empirique de réussite extrêmement intéressant à explorer, si on le rapproche des pratiques habituelles et des perspectives de « social learning » dessinées par le développement d&rsquo;Internet.</strong></p>
<h3>L&rsquo;école de l&rsquo;Internet : une student-driven school&#8230; le barcamp scolaire ?</h3>
<p><a href="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/614px-BarCamp_San_Diego_51.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-1397" title="614px-BarCamp_San_Diego_5[1]" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/614px-BarCamp_San_Diego_51-300x292.jpg" alt="" width="300" height="292" /></a><br /><a href="http://www.adverbe.com/2010/05/07/ecole-mutuelle-barcamp-et-pedagogies-collaboratives/">Xavier de Mazenod, dans un billet de 2010</a>, relevait aussi <strong> cette analogie de l&rsquo;école mutuelle, notamment avec les barcamps </strong>: les « non-conférences », ateliers participatifs essentiellement axés sur le web, sans conférencier désigné, où chacun apporte quelque chose, contribue d&rsquo;une façon ou l&rsquo;autre.</p>
<p>De la même façon, <strong>on peut la rapprocher des Webschools</strong>. Préconisés par <a href="http://billaut.typepad.com">Jean-Michel Billaut</a>, initiés par<a href="http://www.webschool-orleans.fr/webschool-orleans/webschool-orleans/"> Fabien Prêtre avec celle d&rsquo;Orléans</a>, expérimentées sous forme intégrée à l&rsquo;entreprise par <a href="http://conversationstrategies.com/?p=370">Lippi</a>, ces ateliers du numérique, gratuits et ouverts à tous, même encadrés par un expert, gardent pour principe-clé un échange libre, où chacun peut développer son apprentissage, ses usages et pratiques, mais aussi partager ses propres connaissances en animant des ateliers.</p>
<p><strong>Une « école de l&rsquo;Internet », comme l&rsquo;EEMI, pourrait mettre en œuvre une organisation axée sur ces modèles collaboratifs : « pas de spectateur, tous acteurs ».</strong></p>
<p>L&rsquo;enjeu serait alors moins de consacrer temps et énergie à produire des ressources déjà largement accessibles et à les délivrer verticalement, qu&rsquo;à placer les jeunes en prise directe et complète avec la co-construction de projets mais aussi de leurs propres connaissances. Des jeunes engagés d&#8217;emblée dans l&rsquo;interaction avec leurs pairs et avec l&rsquo;entreprise, et dans la propagation des idées et questionnements émergents, sur leur périmètre d&rsquo;action.</p>
<p>Cela suppose oser une conception « 2.0 », moins statique et plus dynamique du savoir, focalisée sur l&rsquo;efficacité de l&rsquo;apprentissage et sa dimension individuelle, comportementale, et relationnelle (collaboration, créativité, confiance en soi et en les autres, droit de comprendre &#8211; ne pas comprendre &#8211; questionner &#8211; remettre en cause, etc.) Un savoir qui pourrait y conserver périmètre et lignes directrices, même s&rsquo;il risque par certains aspects d&rsquo;avoir à se reposer sur le « life long learning », et d&rsquo;échapper au filtre des labels académiques : mais c&rsquo;est à mettre au regard de la génération d&rsquo;amateurs et d&rsquo;autodidactes passionnés qui se sont, souvent, passé de ces cadres pour produire les possibilités et horizons qu&rsquo;offre l&rsquo;Internet aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Quoi qu&rsquo;il en soit, je crois que nul n&rsquo;est plus légitime qu&rsquo;une école (des métiers) de l&rsquo;Internet, pour en pratiquer et en véhiculer non seulement les connaissances et savoir-faire, mais aussi les modèles sociaux, comportementaux, collaboratifs, et créatifs, qui précisément en font la richesse et les perspectives. </strong><br /><br />Si c&rsquo;est la perte de sens qu&rsquo;il faut traiter, le « pourquoi &#8211; comment apprendre » qui fait défaut, en garantissant aux élèves un emploi à l&rsquo;issue de leurs études, je pense que la « carotte » peut être suffisante pour y parvenir.</p>
<p><strong>Mais imaginer un modèle d&rsquo;enseignement susceptible d&rsquo;y suffire à lui-même, un modèle ayant l&rsquo;audace d&rsquo;appliquer ce qu&rsquo;il veut enseigner, voire même transposable à d&rsquo;autres applications éducatives, ne serait-il pas un défi plus extraordinaire encore ? </strong> Et si tel est le cas, qui mieux que les meilleurs exemples d’excellence et de réussite dans l’univers numérique, serait à même de s’y essayer, et de « mettre des Zodiac à côté du paquebot pour explorer d’autres voies » ?</p>
<p> </p>


<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="1200" height="900" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-1200x900.jpg" alt="" class="wp-image-7584" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-1200x900.jpg 1200w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-300x225.jpg 300w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>By Ho John Lee from Palo Alto, California, USA (Barcamp 2005, Palo Alto) CC-BY-2.0 (www.creativecommons.org/licenses/by/2.0) via Wikimedia Commons</figcaption></figure></div>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/">Si je créais l&rsquo;EEMI, j&rsquo;en ferais une « non-école »</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Changer le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2008 16:17:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un billet du blog d&#8217;Edengo m&#8217;avait interpelée, il y a quelque temps, évoquant ces initiatives qui « créent des petits coins de paradis où justice et humanité reprennent le dessus, et qui tentent ainsi, tant bien que mal, de changer le Monde », et notamment celle des Conversations Essentielles, de Ghislain d&#8217;Alançon. Comment changer le monde ? [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/changer-le-monde/">Changer le monde</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un billet du <a href="http://www.edengo.fr">blog d&rsquo;Edengo</a> m&rsquo;avait interpelée, il y a quelque temps, évoquant ces initiatives qui « créent des petits coins de paradis où justice et humanité reprennent le dessus, et qui tentent ainsi, tant bien que mal, de changer le Monde », et notamment celle des Conversations Essentielles, de Ghislain d&rsquo;Alançon.</p>
<p>Comment changer le monde ? Et pourquoi ? Et dans quel sens ? Faut-il changer <em>tout</em> le monde ? Et ceux qui ne sont pas d&rsquo;accord ? Que de questions qui m&#8217;empêchaient de dormir, gamine !</p>
<p>Car enfin ce sont les individus qui font le monde. Et si le tout est certes plus que la somme des parties, il ne saurait cependant en être radicalement différent, diamétralement opposé à la moyenne d&rsquo;entre elles.<br />
<span id="more-230"></span><br />
Changer le monde, ce n’est donc pas faire de grandes choses. C’est juste en faire de belles et pures, même si elles sont toutes petites : essayer de faire entrer le plus possible de clarté et de droiture, de congruence et de cohérence, dans chacune des initiatives, chacun des actes de notre vie, si minimes soient-ils, et surtout s’ils le sont.</p>
<p>Se changer soi-même, changer d&rsquo;infimes « détails » de son environnement immédiat, ce qui nous relie aux autres, par contamination, peut changer le monde.</p>
<p>Mais le prix en est souvent de ne pas faire &#8211; ou pas donner l’impression de faire &#8211; de grandes choses pour changer le monde !</p>
<p><a href="http://dangas.com/wp-content/uploads/2008/05/Book_ctwysy_blue_big1.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-766" title="Book_ctwysy_blue_big[1]" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2008/05/Book_ctwysy_blue_big1.jpg" alt="" width="220" height="220" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2008/05/Book_ctwysy_blue_big1.jpg 220w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2008/05/Book_ctwysy_blue_big1-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/changer-le-monde/">Changer le monde</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Concilier dépassement de fonction et organisation (1)</title>
		<link>https://dangas.com/concilier-depassement-de-fonction-et-organisation-1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 21:26:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[fonction]]></category>
		<category><![CDATA[initiative]]></category>
		<category><![CDATA[innovation]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[management de l'innovation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bertrand Duperrin, sur Envie d&#8217;entreprendre, évoque le « french flair », et fait un parallèle intéressant entre le jeu de l&#8217;équipe de France de rugby, et la façon dont concevoir et concilier le « dépassement de fonction » dans l&#8217;organisation. Je ne connais pas (très peu !) le rugby, mais il me semble que la professionnalisation et la hausse [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/concilier-depassement-de-fonction-et-organisation-1/">Concilier dépassement de fonction et organisation (1)</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Bertrand Duperrin, sur <a href="http://www.enviedentreprendre.com/2007/10/dpassement-de-f.html"> Envie d&rsquo;entreprendre</a>, évoque le « french flair », et fait un parallèle intéressant entre le jeu de l&rsquo;équipe de France de rugby, et la façon dont concevoir et concilier le « <strong>dépassement de fonction</strong> » dans l&rsquo;organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne connais pas (très peu !) le rugby, mais il me semble que la professionnalisation et la hausse de popularité et démocratisation de ce sport, induisent très probablement une certaine forme, croissante, de management par la peur. Si l&rsquo;on se plante, l&rsquo;on subit en effet désormais plus fortement les conséquences : financières, voire la porte. L&rsquo;entraîneur, les joueurs, tout le monde est concerné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une économie de risques préserve donc, en effet, contre celui de faire des erreurs &#8230; mais garantit presque aussi sûrement de collectivement moins bien réussir, puisque chaque élément aura intérêt à se limiter à des actions individuellement sûres et de faible portée. </strong></p>



<span id="more-200"></span>



<h2 class="wp-block-heading">Concilier cerveau gauche et cerveau droit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La professionnalisation et la répétition permettent d&rsquo;améliorer la connaissance et la qualité de l&rsquo;action unitaire, et de réduire l&rsquo;erreur. Mais <strong>trop « rationnel », le système est trop fermé </strong>: l&rsquo;équipe se contente d&rsquo;un jeu programmé, guidé par des règles, des méthodes, des habitudes, des réactions et interactions prévisibles, et téléguidé depuis le banc de touche par l&rsquo;entraîneur. Les actions individuelles, en particulier celles d&rsquo;interactions, sont plus sûres, mais ne signifie pas que le collectif avance mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;inverse, trop créative, trop libre, l&rsquo;équipe pratique un jeu plus visuel et plus intuitif, certes producteur de coups de génie, mais inévitablement aussi des plantages induits par toute démarche de ce type. (heurts dans les interactions, erreurs de calcul, tentatives ratées) <strong>Ce mode d&rsquo;action permet d&rsquo;imaginer, concevoir des solutions nouvelles, et est un bon propulseur, qui permet au système dans son ensemble d&rsquo;avancer plus largement</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, comme le dit Bertrand, organisation poussée à son paroxysme ou liberté créative dans le jeu ont leur limite et aucune ne permet, seule de gagner. <strong>Le mouvement optimal intègre bien les deux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l&rsquo;une des voies de succès réside dans la persévérance et l&rsquo;apprentissage. Car<strong> plus la professionnalisation <em>et</em> l&rsquo;instinct de situation seront assimilés, « bien digérés », et intégrés, plus ils seront capable d&rsquo;interagir optimalement </strong>: leur combinaison deviendra au fil du temps toujours moins hésitante, plus fluide. Par la connaissance qu&rsquo;elle acquiert d&rsquo;elle-même, l&rsquo;équipe sera de mieux en mieux capable de solliciter au bon moment son cerveau gauche ou son cerveau droit pour obtenir de beaux et larges résultats, tout en réduisant les heurts et les erreurs induits par un jeu de plus grande envergure.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les méfaits du management par la peur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">SAUF<strong> &#8230; </strong>si au premier plantage, on efface tout, on change les joueurs, et on recommence le championnat avec d&rsquo;autres et en prenant moins de risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;apprentissage social étant une bonne façon d&rsquo;optimiser les interactions (plus l&rsquo;on connaît le reste de l&rsquo;équipe, plus l&rsquo;imprévisible devient prévisible), changer les joueurs en pensant que tout ira mieux risque surtout d&rsquo;obliger à refaire tout le travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l&rsquo;introduction de sanctions (financières ou autres), elle va plus certainement inciter à abaisser le niveau de jeu en limitant la prise de risques, et l&rsquo;on en revient à l&rsquo;énoncé de départ : cela reviendrait à considérer que le ou les joueurs en cause sont « individuellement fautifs ». Or sauf exception notable, c&rsquo;est plutôt la façon qu&rsquo;a l&rsquo;assemblage d&rsquo;apprendre à mieux marcher : en tombant, comme tout le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perfection n&rsquo;étant pas de ce monde, les premières observations qui me viennent à l&rsquo;esprit sont qu&rsquo;une part, plus ou moins importante, de « dépassement de fonction », passe sans doute inévitablement par ce genre de tâtonnements, mais est aussi le meilleur moyen de jouer plus payant et plus vite. <strong>Tirer parti du dépassement de fonction suppose donc d&rsquo;être conscient de cette part d&rsquo;aléa, de comprendre comment en limiter le coût à terme, tout en ne commettant pas l&rsquo;erreur de tout abandonner au premier raté.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc limitons l&rsquo;effet « management par la peur » et souvenons-nous que chacun apprend en permanence, en particulier en faisant des erreurs : cela permet de les corriger, donc d&rsquo;être « meilleur » ensuite !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dépassement ou évolution ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://www.enviedentreprendre.com/2007/10/dpassement-de-f.html">Bertrand pose les conditions de transposition dans l&rsquo;entreprise</a> de cette problématique de « dépassement de fonction ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis aussi demandée si l&rsquo;énoncé même du problème ne risquait pas d&#8217;emblée de pervertir sa mise en œuvre : car est-ce bien « d&rsquo;autoriser » un dépassement de fonction, de « permission », de « tolérance » individuelle, ou encore de situation à laquelle « remédier », qu&rsquo;il s&rsquo;agit ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce serait admettre que le mode optimal de jeu serait celui par défaut où chacun exécute strictement et de façon programmée, son propre rôle, sans se préoccuper aucunement de l&rsquo;avancée du tout ; mais que, pour des raisons obscures d&rsquo;exception notable à la règle, untel ou untel disposerait de la possibilité d&rsquo;écarts de conduite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si tel est le cas, ce peut être l&rsquo;indice que celui-là a plus certainement sa place à un autre poste, et sans doute faudra-t-il déjà revoir la fonction elle-même ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais est-ce que l&rsquo;enjeu n&rsquo;est pas plutôt de parvenir à ce que tout le monde s&rsquo;efforce au dépassement de fonction, et que <strong>l&rsquo;ensemble des dépassements tende à s&rsquo;harmoniser vers un nouvel état « plus avancé » que le précédent</strong>, et ainsi de suite ? Auquel cas, cela fait tout reposer principalement sur l&rsquo;<strong>organisation </strong>:</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Il faut d&rsquo;une part que cet état vers lequel on tend soit cohérent au regard de la stratégie : l&rsquo;intérêt est donc de <strong>canaliser les dépassements</strong>, pour éviter que chacun tire (trop) dans son sens (et donc dans tous les sens !).
<ul>
<li>Sauf si, dans une certaine mesure, le système d&rsquo;entreprise est <strong>conçu pour en tirer parti</strong>, notamment dans une optique d&rsquo;<strong>innovation</strong>. (façon Google, par exemple).</li>
<li>La GRH, et en particulier la <strong>gestion des compétences</strong>, trouvent également leurs applications ici, en contribuant justement à définir ce que peuvent être, et à intégrer dans le mouvement global, ces dépassements de fonctions individuels.</li>
</ul>
</li><li>Il faut également que l&rsquo;organisation soit capable d&rsquo;améliorer sa gestion des heurts et erreurs, si elle veut favoriser cet apprentissage permettant le passage vers l&rsquo;état suivant : un jeu aussi large, mais avec moins d&rsquo;aléas. Autrement dit, parvenir à une véritable <strong>culture d&rsquo;amélioration continue</strong>.</li></ul>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2007/10/200910280870_zoom1.jpg" alt="" class="wp-image-780" width="537" height="450" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2007/10/200910280870_zoom1.jpg 716w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2007/10/200910280870_zoom1-300x251.jpg 300w" sizes="(max-width: 537px) 100vw, 537px" /></figure></div>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/concilier-depassement-de-fonction-et-organisation-1/">Concilier dépassement de fonction et organisation (1)</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Aug 2007 22:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence collective]]></category>
		<category><![CDATA[knowledge management]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivier Zara, auteur du « Management de l&#8217;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance », vient de publier « Le guide pratique de l&#8217;Intelligence relationnelle ». Vous pouvez recevoir gratuitement ce seconde guide, publié en ligne, en vous inscrivant avant le 2 septembre 2007. Il propose un outil de diagnostic de vos pratiques managériales, 16 fiches pratiques enrichies de vidéos, [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/intelligence-collective-et-intelligence-relationnelle-des-outils/">Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Olivier Zara, auteur du <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">« Management de l&rsquo;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance »</a>, vient de publier « Le guide pratique de l&rsquo;Intelligence relationnelle ».</p>
<p>Vous pouvez recevoir <strong>gratuitement</strong> ce seconde guide, <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">publié en ligne</a>, en vous inscrivant avant le 2 septembre 2007. Il propose un outil de diagnostic de vos pratiques managériales, 16 fiches pratiques enrichies de vidéos, ainsi que 3 questionnaires à vocation de coaching.</p>
<p>J&rsquo;ajoute quelques mots sur son premier ouvrage, qui offre une approche globale, didactique, du concept de management de l&rsquo;intelligence collective, et propose aux équipes et managers des outils et méthodes pour la mise en œuvre de tels projets, à grande échelle ou localement.</p>
<p><span id="more-161"></span></p>
<h2>De la communication à la coopération.</h2>
<p>L&rsquo;entreprise industrielle et commerciale, dont la valeur résidait dans sa capacité de production, aura de plus en plus à devenir une « entreprise intelligente ». Car dans une économie de l&rsquo;information, de la communication, de la connaissance et des savoirs, c&rsquo;est de la capacité à les mobiliser que dépend la création de valeur, or c&rsquo;est avant tout dans nos têtes qu&rsquo;ils se trouvent. C&rsquo;est s<strong>a faculté à valoriser « l&rsquo;intelligence » de l&rsquo;ensemble des parties qui composent le système (employés, clients, fournisseurs &#8230;)</strong>, qui fait « l&rsquo;entreprise intelligente ».</p>
<p>L&rsquo;enjeu est de <strong>produire une performance collective supérieure à la somme des performances individuelles</strong>. La communication permet l&rsquo;échange d&rsquo;informations, la réflexion collective implique des coopérations intellectuelles, des interactions sur l&rsquo;information existante visant à faire émerger du sens, à la transformer en une nouvelle information : la valeur est là.</p>
<p>Pourtant le fait est que la masse n&rsquo;a pas toujours raison : une réflexion collégiale peut parfaitement aboutir à une décision idiote, de même qu&rsquo;une réflexion individuelle peut engendrer une décision géniale. Le principe du management de l&rsquo;intelligence collective n&rsquo;est absolument pas de s&rsquo;installer dans une uniformité bien pensante ou un consensus panurgien, mais d&rsquo;augmenter la probabilité de tendre vers une décision intelligente. (ou de miniser le risque de tendre vers une décision stupide ! ;) ).</p>
<p>La démarche consiste donc au contraire, à <strong>décloisonner et faire collaborer les diverses formes d&rsquo;intelligences, de savoirs, de compétences, à en organiser l&rsquo;hétérogénéité et la diversité</strong>, dans un dialogue multi-facettes, créatif et productif (Zara emploie le terme de « <strong>multilogue</strong>« ). Elle permet d&rsquo;évoluer d&rsquo;une logique de compétition vers une logique de partage et de valorisation.</p>
<h2>De la réflexion à la décision.</h2>
<p>De nombreux managers sont réticents à l&rsquo;égard des projets d&rsquo;intelligence collective, où ils pensent perdre tout ou partie de leur pouvoir. En fait, cela ne présuppose <strong>aucune redistribution du pouvoir</strong>, car seule évolue la façon d&rsquo;exercer celui-ci.</p>
<p>En effet, le management de l&rsquo;intelligence collective porte sur <strong>la problématique de la réflexion (coopération, enrichissement, innovation, création), qui est bien distincte de l&rsquo;acte de décision</strong> lui-même. La dimension collective est mobilisée pour construire et nourrir le processus d&rsquo;émergence de la décision, laquelle pourra <em>in fine</em>, être aussi bien individuelle que collective.</p>
<p>Le livre d&rsquo;Olivier Zara, qui intéressera tous ceux qui se sentent concernés par les problématiques de valorisation du capital humain et de management de la connaissance, est aussi un guide didactique, proposant une approche et une démarche claire et structurée et exposant les best practices en la matière.</p>
<p>Il permet de s&rsquo;approprier le concept, au travers notamment de citations invitant à une réflexion d&rsquo;une portée plus philosophique, mais aussi d&rsquo;en évaluer concrètement les avantages, risques et freins.</p>
<p>Enfin, il offrira au quotidien, aussi bien aux décideurs confrontés aux enjeux d&rsquo;évolution de leur entreprise qu’aux individus et équipes impliqués dans ce type de projet, des outils et méthodes qui les aideront à aborder très pragmatiquement ce type de démarche et mener à bien les changements qu&rsquo;elle induit.</p>
<p>Le site Axiopole, édité par Olivier Zara est <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">ici</a>, les bouquins sont là : <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/295205147X?ie=UTF8&amp;amp;tag=20908-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=295205147X" target="_blank">Management de l&rsquo;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance</a>.</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/intelligence-collective-et-intelligence-relationnelle-des-outils/">Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Le pouvoir : comportement et statut</title>
		<link>https://dangas.com/le-pouvoir-comportement-et-statut/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 May 2007 21:48:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[organisation]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur « Envie d&#8217;Entreprendre », un intéressant billet de Bertrand Duperrin (ils le sont d&#8217;ailleurs tous) sur la façon dont s&#8217;exerce le pouvoir, les enjeux de la collaboration et les risques de « l&#8217;abus de chefitude ». J&#8217;ai relevé l&#8217;une de ses phrases en particulier, qui m&#8217;a rappelé de vieux vécus (tendance Bisounours ayant mal évalué les limites de [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-pouvoir-comportement-et-statut/">Le pouvoir : comportement et statut</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur « Envie d&rsquo;Entreprendre », un <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">intéressant billet</a> de Bertrand Duperrin (ils le sont d&rsquo;ailleurs tous) sur la façon dont s&rsquo;exerce le pouvoir, les enjeux de la collaboration et les risques de « l&rsquo;abus de chefitude ».</p>
<p>J&rsquo;ai relevé l&rsquo;une de ses phrases en particulier, qui m&rsquo;a rappelé de vieux vécus (tendance Bisounours ayant mal évalué les limites de la coopération ;) ) : <q><em>Le pouvoir est induit par le statut, l&rsquo;efficacité avec lequel il s&rsquo;exerce et le fait qu&rsquo;il soit productif ou contre productif est par contre question de comportement.</em></q></p>
<p>Car c’est la conjugaison des deux (statut + comportement) qui est optimale, et le problème se pose donc plus crucial, quand dans l&rsquo;entreprise, le statut n&rsquo;a, pour schématiser, pas un comportement adéquat, et/ou qu&rsquo;un comportement efficace ne dispose pas du statut.</p>
<p><span id="more-152"></span></p>
<p><strong>Le statut sans le comportement</strong> a ses limites : celle propres à la non-coopération (coût induit pour l’entreprise), voire l’impact porté par le pouvoir de comportement (surcoût pour le pouvoir de statut de sa « sous-efficacité » relative, comparée).</p>
<p>Autrement dit, comme l&rsquo;explique Bertrand Duperrin et pour reprendre ses termes, « l&rsquo;abus de chefitude » a un prix réel pour l&rsquo;entreprise, et est loin d&rsquo;être, dans l&rsquo;absolu, si productif qu&rsquo;on l&rsquo;entend parfois. Et il l&rsquo;est encore moins s&rsquo;il est mis en balance par la coexistence d&rsquo;un « chef officieux ».</p>
<p><strong>Le comportement sans le statut</strong> a aussi les siennes : celles intrinsèques de la résistance humaine (coût individuel de la coopération), et les frontières d&rsquo;influence du pouvoir de statut (surcoût pour le pouvoir de comportement de sa « non légitimité ».).</p>
<p>En clair, payer de sa personne pour coopérer, ça produit, mais ça consomme de l&rsquo;énergie (temps, implication, écoute, partage, etc). Et d&rsquo;autant plus que c&rsquo;est circonscrit : un « chef officieu\ » ne fera de miracles que limités, puisqu&rsquo;il ne dispose pas (ou peu) de cette faculté nécessaire de « dernier ressort », ce fameux moment où il est optimal de s&rsquo;appuyer sur la légitimité acquise d&rsquo;animateur pour enfiler la casquette de décideur. L&rsquo;absence de statut rend l&rsquo;investissement comportement moins rentable.</p>
<p><strong>L&rsquo;une ou l&rsquo;autre situation, le statut sans le comportement et le comportement sans le statut</strong>, induisent donc un coût, soit pour l’entreprise (or c&rsquo;est elle qui est productrice du statut), soit pour l’individu (producteur de son comportement), donc indirectement pour l&rsquo;entreprise. Dynamique auto-destructrice, puisque dans les deux cas, c’est sur la source même du pouvoir que l’on tire, en laissant pérenniser ou, pire, coexister des situations « monopotentes ».</p>
<p>Pour limiter au maximum le risque pour l&rsquo;organisation, on voit donc qu&rsquo;il « suffit » de conférer le statut à qui a le comportement &#8230; ou le comportement à qui a le statut ? Tout l’art du management que de trouver et maintenir ce subtil dosage des énergies !</p>
<p><a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">Le billet de Bertrand Duperrin est ici</a>.</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-pouvoir-comportement-et-statut/">Le pouvoir : comportement et statut</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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