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	<title>Archives des egalité - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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	<description>Mutations sociétales et transformations numériques</description>
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	<title>Archives des egalité - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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		<title>Dire les déterminismes ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 00:01:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Populaires]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la France ne trouve pas la voie de la réduction du poids des origines sociales dans les destinées scolaires (OCDE, synthèse PISA 2018 France), une tribune de&#160;Rachid Zerrouki&#160;sur Libération interroge : “ Faut-il parler des déterminismes sociaux à ceux qui les subissent ? ” &#160; La réponse est&#8230; dans la question ! Je [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/dire-les-determinismes/">Dire les déterminismes ?</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Alors que la France ne trouve pas la voie de la réduction du poids des origines sociales dans les destinées scolaires (OCDE, synthèse <a href="https://www.oecd.org/pisa/publications/PISA2018_CN_FRA_FRE.pdf">PISA 2018</a> France), une <a href="https://www.liberation.fr/debats/2019/12/10/faut-il-parler-des-determinismes-sociaux-aux-jeunes-qui-les-subissent_1768408?fbclid=IwAR3AVtoWpAr37H7jik0CJ9k-cMGAVyi3sWJ_l9Ng0NpP9T4WMS7x81ZpYXU">tribune de&nbsp;Rachid Zerrouki&nbsp;sur Libération</a> interroge :  “ <em>Faut-il parler des déterminismes sociaux à ceux qui les subissent ? </em>” &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réponse est&#8230; dans la question !</h3>



<p class="wp-block-paragraph"> Je le dis <a href="http://dangas.com/nous-vos-mondes/">tout le temps</a> ;-) mais, là encore, j&rsquo;ai trouvé ce titre terriblement signifiant : “<em>parler des déterminismes sociaux à ceux qui les subissent.</em>”</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;“&nbsp;<em>A <strong>ceux </strong>qui les subissent.</em>” <em>&nbsp;</em><br>Est-ce à dire que d&rsquo;autres ne sont pas concernés ? Que certains sont libres de tout déterminisme ? La parole est performative. Celle-ci,  derrière l&rsquo;apparence d&rsquo;un questionnement sur les déterminismes,  participe implicitement à les définir et les situer. Elle en réduit la portée et crée le lieu où ils s&rsquo;exercent (leur sens, leur direction).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle contient un postulat non dit :  <strong>seule<em> une partie</em>&nbsp;de la société&nbsp;fait l&rsquo;épreuve de ces déterminismes.&nbsp;&nbsp;</strong>Elle implique qu&rsquo;il y a aussi&#8230;. les autres. (assimilation système &#8211; individus). Ainsi nous ne serions pas de ceux, humains, qui ont  *tous*  à gagner de connaître ces conditionnements pour moins les subir ; mais soit de ceux qui les subissent, soit de ceux qui en sont épargnés. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Subir ou faire subir&#8230; choisis ton camp&nbsp;!</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formulation repose sur la même vision du monde — mais formulée d&rsquo;une posture oppositionnelle — que celle, symétrique, qu&rsquo;elle entend rectifier. Et sur la même hypothèse de l&rsquo;impossible éducabilité des « autres »&nbsp;(qui ne joue alors que sur un registre de « compétences » différent : ici la volonté, là le sens social, etc.). Autrement dit, les deux discours soutiennent une vision du monde identique.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une énonciation du problème qui pose problème, qui le contient et même l&rsquo;engendre. Elle participe à maintenir un <strong>paradigme de pensée de la société, une conception du monde</strong>,<strong> où ce qui fait problème résultant d&rsquo;une perspective partagée (non mise en doute), ne peut donc pas être résolu</strong>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le discours méritocrate (« <em>quand on veut on peut, les déterminismes situationnels n&rsquo;existent pas, chacun est seul maître de son destin</em>« ) comme le discours fataliste (« <em>même quand on veut on ne peut pas car il existe des déterminismes ciblés, certains en sont les objets alors que d&rsquo;autres sont libres de tout déterminisme</em>« ) commettent tous deux un biais d&rsquo;attribution : ils privilégient une explication individuelle ou groupale et omettent de considérer les dépendances situationnelles dans leur universalité et leur transversalité.  <strong>Notre sensibilité à notre environnement et les raccourcis cognitifs que nous utilisons pour nous adapter sont pourtant quelque chose que nous partageons tous</strong> : il s&rsquo;agit juste de le savoir. </p>



<h3 class="wp-block-heading">La liberté comme dépassement</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Je pense que la connaissance des lois sociales est la condition de toute transformation du monde social. Personne n’a jamais eu l’idée de reprocher à Galilée de détruire le rêve de vol ; c’est au contraire parce que Galilée a découvert la loi de la pesanteur que l’on a pu voler. </p><cite>Pierre Bourdieu (1983, « <a href="https://remue.net/cont/bourdieu02.html">A quoi sert le sociologue ?</a>« , rencontre à Saint-Amand les Eaux)</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">On peut reprendre ici la phrase de Bernard Lahire citée dans la tribune, inspirée de Bourdieu, tant elle est éclairante :  »&nbsp;<em>la compréhension des lois de la physique est précisément ce qui nous a permis d’inventer des avions, alors que nous sommes des animaux sans aile</em>« .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déterminismes et ces biais que la sociologie et la psychologie sociale peuvent nous enseigner, <strong>nous les subissons *<em>tous</em>*</strong>. Comme les orages et les tremblements de terre, comme les lois de la physique, <strong>la société — l&rsquo;humanité toute entière — les subit</strong>.&nbsp;Leurs champs, leurs effets, leurs conséquences, directs ou indirects, sont bien <strong>universels</strong>, <strong>systémiques </strong>et <strong>collectifs</strong>.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">En douter, c&rsquo;est faire le déni d&rsquo;une même humanité. C&rsquo;est renoncer à faire société. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi se reposer sur l&rsquo;impression paresseuse, sur<strong> l&rsquo;illusion </strong>confortable, que tout<strong> ce qui n&rsquo;est pas mesuré ou mesurable, comparé ou comparable, perceptible ou perçu, compréhensible ou compris, n&rsquo;existe pas</strong>.  <em>Ce n&rsquo;est pas parce que vous ne voyez pas ou ne savez pas ou pas encore évaluer ou énoncer ce que d&rsquo;autres en subissent, ce que la « totalité » en subit, qu&rsquo;ils n&rsquo;en subissent ou que cela n&rsquo;est&#8230; rien.  </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est enfin assimiler dans une même pensée le système et les individus qui le composent : cela réduit et fige la conscience et le pouvoir réflexif dont ils disposeront, globalement sur le système en tant que système et individuellement en tant qu&rsquo;agent du système. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p> Quand un jeune paysan, devant un coucher de soleil, ne sait s’il doit croire la parole de son maître d’école qui lui assure que la chute du jour est due à un mouvement de la terre et non du soleil, ou le témoignage de ses sens qui lui dit le contraire, dans ce cas, il n’y a qu’un seul rayon imitatif, qui, par son maître d’école, le rattache à Galilée. N’importe, cela suffit pour que son hésitation, son opposition interne et individuelle, soit sociale par sa cause. </p><cite>Gabriel Tarde (Les lois sociales. Esquisse d&rsquo;une sociologie)</cite></blockquote>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons donc tous et tout à gagner d&rsquo;une meilleure connaissance (dont les modes d&rsquo;élaboration sont un autre sujet, qui mérite un billet à part entière !) des déterminismes sociaux — pas seulement ceux qui nous concernent, nous, à un instant t— et des biais cognitifs (identification, évaluation, analyse, interprétation, correction&#8230;) avec lesquels ils s&rsquo;articulent.     </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je rejoins ainsi les points de vue exprimés en conclusion de la tribune sur l&rsquo;enjeu qu&rsquo;il y a, par leur connaissance, à restaurer et <strong>élever cette liberté</strong>, étant entendu qu&rsquo;il importe de<strong> l&rsquo;aborder dans une vision holiste</strong>, moins réductrice que celle fréquemment exprimée : car cette nécessité ne vaut pas seulement pour tel ou tel, en tel référentiel limitatif (contexte, instant) mais bien <strong>pour tous</strong>, dans une conception trans-situationnelle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>C&rsquo;est l&rsquo;habitus qui constitue la situation, c&rsquo;est la situation qui constitue l&rsquo;habitus. </strong></p><cite>Pierre Bourdieu</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La pertinence scientifique de ce contenu n&rsquo;est évidemment pas en cause, mais, s&rsquo;il était question de marketing, voilà un nom que Madame Irma ne renierait pas pour&#8230; un outil divinatoire ! ;-) </em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="900" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-1200x900.jpg" alt="" class="wp-image-7917" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-1200x900.jpg 1200w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-300x225.jpg 300w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-768x576.jpg 768w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-1536x1152.jpg 1536w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123-2048x1536.jpg 2048w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2019/12/table-de-destinée-scaled-e1576107645123.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Table des destinée. SES Tle ES éd. 2015 (Magnard)<br><br> </figcaption></figure>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/dire-les-determinismes/">Dire les déterminismes ?</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Le plafond de verre (2) Pouvoir, féminité et management de la diversité.</title>
		<link>https://dangas.com/le-plafond-de-verre-2-pouvoir-feminite-et-management-de-la-diversite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Aug 2007 21:08:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite de la partie 1 (plafond de verre, femmes et pouvoir : le paradoxe) : indicateurs, obstacles, enjeux et pistes d&#8217;évolution. Indicateurs Source ORSE &#8211; 2004 Données Insee : Taux d&#8217;activité (2004) : hommes : 74,9%, femmes : 63,8% Femmes actives par catégorie socio-professionnelle (2005) Employés : 76,6% Professions intermédiaires : 48,4% Cadres et professions [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-plafond-de-verre-2-pouvoir-feminite-et-management-de-la-diversite/">Le plafond de verre (2) Pouvoir, féminité et management de la diversité.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suite de la partie 1 (<a href="http://dangas.com/le-plafond-de-verre-1-femmes-et-pouvoir-le-paradoxe/">plafond de verre, femmes et pouvoir : le paradoxe</a>) : indicateurs, obstacles, enjeux et pistes d&rsquo;évolution.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-187"></span></p>
<h2>Indicateurs</h2>
<p><small><a href="http://www.orse.org/">Source ORSE &#8211; 2004</a></small></p>
<ul>
<li>Données Insee :
<ul>
<li>Taux d&rsquo;activité (2004) : hommes : 74,9%, femmes : 63,8%</li>
<li>Femmes actives par catégorie socio-professionnelle (2005)
<ul>
<li>Employés : 76,6%</li>
<li>Professions intermédiaires : 48,4%</li>
<li>Cadres et professions intellectuelles supérieures : 36%</li>
<li>Chefs d&rsquo;entreprises de 10 salariés et plus : 16,6%</li>
</ul>
</li>
</ul>
</li>
<li>Ecarts de rémunération de 15 à 20% en moyenne en France, à poste et diplôme similaires, et jusqu&rsquo;à 30 % pour les postes de direction.</li>
<li>Selon une <a href="http://www.actiondefemme.fr/Nos-etudes--nos-actions-Etudes-Notre-etude-au-30-septembre-2005-93.html">étude d&rsquo;Action de Femme</a> de 2005, sur les entreprises du CAC 40, 6.46% des sièges d&rsquo;administrateurs sont féminins (38 mandats sur 573).</li>
<li><a href="http://womens-forum.com/ifiles/Etude_Ricol.pdf">Une étude de 2006</a> sur les organes de direction et de contrôles des 300 premières capitalisations boursières (Europe, US, Asie) dénombre 9% de femmes siègeant aux conseils d&rsquo;administration, moins de 8% dans les comités exécutifs, et seulement 4 femmes CEO.</li>
</ul>
<h2>Causes et obstacles</h2>
<ul>
<li> <strong><a href="http://dangas.com/le-plafond-de-verre-1-femmes-et-pouvoir-le-paradoxe/">Le paradoxe femme et pouvoir</a>.</strong></li>
<li><strong>La culture du présentéisme.</strong> Là encore, « si ça se voit, c&rsquo;est que ça marche ». Mais si ça ne se voit pas &#8230; L&rsquo;entreprise, encore fortement imprégnée d&rsquo;une culture de proximité, apprécie souvent l&rsquo;efficience professionnelle au vu du temps effectif de présence dans les locaux, plus que des seuls résultats et atteintes des objectifs. La rigidité de l&rsquo;organisation du temps de travail, le manque de dispositifs de flexibilité horaire ou de télétravail, d&rsquo;avantages sociaux ou de service sur le lieu de travail (crèches et conciergeries d&rsquo;entreprise, commerce électronique intégré aux Intranets et portails d&rsquo;entreprise, etc.) sont des obstacles qui pèsent plus fortement sur les femmes. D&rsquo;une façon générale, ils induisent une perception de moindre disponibilité de leur part, à laquelle viennent s&rsquo;ajouter de réelles erreurs d&rsquo;appréciation, telle la comptabilisation fréquente des congés maternité dans les statistiques relatives à l&rsquo;absentéisme.</li>
<li><strong>Les processus de sélection.</strong> La sélection en amont, dans les grandes écoles notamment, privilégie ou a, pour le moins, longtemps privilégié, les candidatures masculines, avec des répercussions à moyen terme sur le recrutement. De même, les systèmes d&rsquo;évaluation interne pénalisent souvent les femmes en limitant ou stoppant leur évolution de carrière. Le congé maternité, la présence d&rsquo;enfants en bas âge ou le temps partiel, constituent des filtres qui restreignent l&rsquo;intégration des femmes dans le processus de sélection des hauts potentiels, précisément à l&rsquo;âge où leur disponibilité et leur mobilité sont amoindries, les privant d&rsquo;accéder ultérieurement à de plus hautes responsabilités, bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse souvent là que de situations temporaires.</li>
<li><strong>La moindre appartenance aux réseaux. </strong> Manque de temps, obstacles culturels, difficulté à trouver leur place dans une ambiance masculine prédominante ? Les femmes sont moins présentes dans les réseaux formels ou informels, ce qui restreint cercles d&rsquo;influence, parrainage et cooptation.</li>
<li><strong>L&rsquo;auto-censure.</strong> Imprégnées elles aussi de ces schémas cognitifs, conscientes de ces obstacles autant que des difficultés à affronter en matière de gestion du temps et des contraintes familiales, une majorité de femmes intègre d&#8217;emblée le « handicap » et s&rsquo;auto-limite ou se résigne à la situation : elles sont donc globalement moins demandeuses d&rsquo;évolution et d&rsquo;avancement. Selon une étude du <a href="http://www.observatoiredesdiscriminations.fr/images/stories/presentation_sondage_nov2003.pdf?phpMyAdmin=6e32dcee8760039a64c94b6379294e26">CERGORS</a>, en 2003 seules 7% des femmes ont demandé une promotion, contre 15% des hommes.</li>
<li><strong>Le manque de prise de conscience de leurs collatéraux. </strong>Leurs homologues masculins, notamment ceux qui détiennent des moyens d&rsquo;action, démontrent parfois un défaut de lucidité sur une problématique pourtant étayée par la réalité des chiffres, et qu&rsquo;ils côtoient au quotidien. Minimiser ou imputer les faits à d&rsquo;autres causes est, là encore, plus rassurant que de revoir le schéma.</li>
</ul>
<h2>Évoluer ? De bonnes raisons et quelques pistes.</h2>
<p>Le vieillissement de la population active, et l&rsquo;émergence de nouveaux besoins de main d&rsquo;œuvre hautement qualifiée, a conduit les entreprises à chercher à accéder à de nouveaux bassins d&#8217;emploi, et, notamment, à ouvrir de plus en plus certains postes et filières aux femmes : l&rsquo;informatique par exemple. Si elles intègrent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;idée de mieux utiliser ces ressources, leur tâche reste cependant difficile, tant sont imprégnés leur fonctionnement et leur environnement.</p>
<p>Le plafond de verre n&rsquo;est « que » <strong>l&rsquo;une facette des discriminations en milieu professionnel, sans doute l&rsquo;une des plus banalisées et invisibles</strong>. Or une entreprise qui aujourd&rsquo;hui les pratique, ne peut se prévaloir d&rsquo;une efficience et d&rsquo;une gestion optimales de son capital humain. Et les politiques de diversité &#8211; et la mixité en est une -, si elles ont le mérite de s&rsquo;inscrire dans le respect des dispositions légales, permettent surtout de s&rsquo;intégrer dans une stratégie plus vaste :</p>
<ul class="\&quot;liste\&quot;">
<li>En développant et en diversifiant son capital humain, en faisant évoluer ses schémas organisationnels et managériaux, ce sont aussi la<strong> créativité et l&rsquo;innovation </strong>que l&rsquo;entreprise soutient mieux.</li>
<li>Une meilleure intégration féminine est un <strong>apport aux méthodes de management, en termes de modes relationnels et de communication</strong>, d&#8217;empathie, de sens de l&rsquo;écoute et du questionnement notamment, et un soutien à l&rsquo;évolution vers une logique plus participative : compréhension affinée des jeux et enjeux de pouvoir, expertise de l&rsquo;opinion, gestion de consensus et de discussion, éthique de conviction et d&rsquo;engagement, etc.</li>
<li>De la même façon, elle peut, comme toute forme de diversité, être un atout dans les relations commerciales et d&rsquo;affaires.</li>
<li>Et quel meilleur slogan publicitaire, quelle meilleure assise à la réputation et à<strong> l&rsquo;image de l&rsquo;entreprise</strong>, que celle d&rsquo;une organisation moderne, ouverte sur le monde et respectueuse de la variété de ses clients dans leur individualité, comme elle démontre l&rsquo;être des individus qui la constituent ?</li>
</ul>
<p>La richesse est dans <strong>la diversité</strong>, non pas seulement sous une acception solidaire ou égalitariste, mais aussi parce qu&rsquo;elle <strong>permet de construire un système plus dynamique, capable de s&rsquo;inscrire plus finement dans un environnement complexe, hétérogène</strong>, et de beaucoup mieux suivre un univers en perpétuel mouvement.</p>
<p>Il y a donc une foule de bonnes raisons pour l&rsquo;entreprise à faire la place plus large &#8211; et plus juste &#8211; aux femmes. Et sans parler de discrimination positive, l&rsquo;<strong>instauration de bonnes pratiques sociales et organisationnelles</strong>, conjointes à des <strong>actions de réflexion, de sensibilisation</strong>, et à l&rsquo;intelligence et au <strong>volontarisme des détenteurs de leviers d&rsquo;action</strong> (DRH, parrains et mentors, etc.) peuvent contribuer à accélérer l&rsquo;évolution du système, et à donner quelques coups de marteau dans le plafond de verre !</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-plafond-de-verre-2-pouvoir-feminite-et-management-de-la-diversite/">Le plafond de verre (2) Pouvoir, féminité et management de la diversité.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le plafond de verre (1) Femmes et pouvoir : le paradoxe !</title>
		<link>https://dangas.com/le-plafond-de-verre-1-femmes-et-pouvoir-le-paradoxe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2007 21:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
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		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
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		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;égalité professionnelle est de nos jours un acquis soutenu par le dispositif législatif et les femmes sont plus instruites qu&#8217;elles ne l&#8217;ont jamais été. Pourtant de nombreux freins subsistent à leur évolution de carrière, et les études démontrent qu&#8217;elles sont victimes d&#8217;une ségrégation professionnelle qui, sans s&#8217;avouer, les maintient dans les emplois subalternes ou non [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-plafond-de-verre-1-femmes-et-pouvoir-le-paradoxe/">Le plafond de verre (1) Femmes et pouvoir : le paradoxe !</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;égalité professionnelle est de nos jours un acquis soutenu par le dispositif législatif et les femmes sont plus instruites qu&rsquo;elles ne l&rsquo;ont jamais été. Pourtant de nombreux freins subsistent à leur évolution de carrière, et <a title="Le plafond de verre (2) Pouvoir, féminité et management de la diversité." href="http://dangas.com/le-plafond-de-verre-2-pouvoir-feminite-et-management-de-la-diversite/" target="_blank">les études démontrent</a> qu&rsquo;elles sont victimes d&rsquo;une ségrégation professionnelle qui, sans s&rsquo;avouer, les maintient dans les emplois subalternes ou non stratégiques, et ne leur permet que rarement de briser le fameux <strong>« plafond de verre »</strong>.</p>
<p>L&rsquo;expression née dans les années 70, consacrée en 1986 par le Wall Street Journal, désigne « <em>les barrières invisibles et artificielles, érigées par des préjugés d&rsquo;ordre comportementaux et organisationnels, qui empêchent les femmes d&rsquo;accéder à de hautes responsabilités.</em> »</p>
<p><span id="more-155"></span></p>
<h2><span style="color: #3366ff;">Femmes et pouvoir : le paradoxe !</span></h2>
<p><strong>Le modèle féminin</strong> est celui de la sensibilité, de l&rsquo;émotion, de l&rsquo;altruisme, de la douceur, de l&rsquo;écoute, sinon de la soumission dans son acception la plus large (notamment à l&rsquo;ensemble des obligations de la maternité et de la vie familiale).</p>
<p><strong>Le modèle du pouvoir</strong>, lui, intègre implicitement les valeurs d&rsquo;autorité, d&rsquo;affirmation, de domination, de compétitivité, d&rsquo;ambition, de force. Curieux, à quoi fait-il donc bien penser ? Pas à la féminité, en tout cas.</p>
<p>Il est évident pourtant que n&rsquo;étant plus à l’ère préhistorique, où la force physique est question de survie, mais dans une économie de l&rsquo;information, de la communication, de la connaissance, ces modèles devraient évoluer. Les femmes n&rsquo;ont certes pas moins de matière grise, quant aux enjeux de la communication, nombre d&rsquo;études montrent qu&rsquo;elles excellent à les appréhender et les manier.</p>
<p>Mais <strong>ces stéréotypes</strong>, si dépassés nous semblent-ils, sont bel et bien encore <strong>profondément ancrés</strong> en chacun de nous, homme ou femme. Que nous le voulions ou non, ils <strong>impactent donc fortement nos comportements</strong>, nos attentes, et par là même les <strong>modes de structuration de l&rsquo;entreprise.</strong></p>
<p>Car les mécanismes de résistance humaine au changement font qu&rsquo;il est naturellement beaucoup <strong>plus facile de valider une croyance que d&rsquo;intégrer son contraire</strong>. Ainsi, quand une personne s’éloigne de ces schémas inconscients, ces mécanismes vont naturellement nous pousser à <strong>rechercher en elle ce qui pourra confirmer notre croyance, plutôt que remettre en cause notre modèle</strong> lui-même.</p>
<h2><span style="color: #3366ff;">De l&rsquo;art d&rsquo;être hermaphrodite &#8230;</span></h2>
<p>Les femmes sont ainsi souvent enfermées dans un cercle vicieux :</p>
<ul>
<li style="margin-bottom:15px;"><strong>Soit elles s&rsquo;alignent sur les attentes liées à leur genre</strong>, à la féminité, auquel cas <strong>on leur dénie les qualités d&rsquo;un leader</strong> (trop émotionnelle, trop douce, trop faible, pas assez autoritaire, trop consensuelle).</li>
<li><strong>Soit elles en sortent pour s&rsquo;approcher du modèle classique de pouvoir</strong>, mais dès lors <strong>ne répondent plus aux attentes implicites que l&rsquo;on a inconsciemment d&rsquo;elles en tant que femmes</strong> ! (trop masculine, trop autoritaire, colérique, hystérique, insuffisamment conformiste).</li>
</ul>
<p>Une <a href="http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2003RB-04.pdf">étude</a> a ainsi démontré qu’une femme dirigeante qui manifeste de la colère est jugée moins efficace que si elle maintient une neutralité d&rsquo;émotion. Alors qu’un dirigeant qui se fâche est souvent perçu comme plus compétent, ou pour le moins, identiquement, qu’il exprime colère ou absence d’émotion (mais mal jugé s&rsquo;il manifeste de la tristesse). <strong>Une femme ne se fâche pas : cela perturbe le modèle.<br />
</strong></p>
<h2><span style="color: #3366ff;">&#8230; et de celui de s&rsquo;approprier ses succès</span></h2>
<p><strong>La réussite et le succès sont facilement mesurés à l&rsquo;évidence du moyen : si ça se voit, c&rsquo;est ce que ça marche</strong>. Le procédé est bien connu en marketing (les pilules roses font voir la vie en rose, la lessive blanche lave plus blanc, etc.).</p>
<p>Pourtant la force, si elle peut être un procédé ostentatoire, n&rsquo;est que rarement le moyen optimal d&rsquo;atteindre un objectif donné. Les arts martiaux nous le prouvent : le combattant chétif qui met à terre trois adversaires de deux fois sa taille (ou mieux encore, les rallie à sa cause sans avoir eu à le faire), aura <em>in fine</em> démontré bien plus de compréhension et de maîtrise des techniques de combat (qui intègrent aussi rapidité, opportunisme et intelligence de situation, souplesse &#8230;), que le gorille tout en muscles et puissance qui sera parvenu au même résultat.</p>
<p>Mais la pensée prédominante a du mal à accepter cette démonstration : <strong>elle associe implicitement pouvoir et masculinité</strong>, tend à croire que c&rsquo;est la taille de l&rsquo;outil qui fait son efficacité, la « grande gueule » qui fait le leadership, et l&rsquo;autorité, la capacité à mener optimalement une équipe, une négociation ou une organisation à ses fins.</p>
<p><a href="http://dangas.com/wp-content/uploads/2007/08/plafond_verre1.jpg"><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-761" title="plafond de verre" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2007/08/plafond_verre1.jpg" alt="plafond de verre" width="370" height="198" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2007/08/plafond_verre1.jpg 370w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2007/08/plafond_verre1-300x161.jpg 300w" sizes="(max-width: 370px) 100vw, 370px" /></a>Par conséquent, <strong>les succès féminins, puisqu&rsquo;ils dérangent ce modèle, seront plus facilement attribués à des facteurs extra-personnels</strong> (la chance, l&rsquo;équipe, les relations &#8230;). Les qualités féminines auxquels ils ont fait appel seront revues sur un mode péjoratif (la manipulation, la promotion canapé &#8230;). <strong>Les échecs en revanche, seront d&rsquo;office imputés à la qualité même de féminité</strong>. (faiblesse, surémotivité &#8230;)</p>
<p>De quoi décourager des moins résistantes aux plus volontaires ! Mais c’est la façon qu&rsquo;a l’être humain de se rassurer : <strong>on ne remet pas si facilement en question ses schémas de pensée, on cherche à les valider</strong>.</p>
<p>Une femme doit donc surpasser suffisamment nettement un homologue masculin, pour <strong>compenser le problème qu’elle pose en sortant du schéma</strong>.<br />
Encore devra-t-elle aussi se surpasser elle-même, et souvent posséder assez de caractéristiques participant et de sa féminité, et de la masculinité, ainsi qu&rsquo;une adaptabilité hors normes à jongler avec les deux, pour être en mesure de <strong>répondre à la double contrainte</strong> qu&rsquo;on lui impose, là où son homologue n&rsquo;en subit qu&rsquo;une.</p>
<p><em><a href="http://dangas.com/le-plafond-de-verre-2-pouvoir-feminite-et-management-de-la-diversite/"><strong>Suite : 2 / Le plafond de verre &#8211; Pouvoir, féminité et management de la diversité.</strong></a></em></p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/le-plafond-de-verre-1-femmes-et-pouvoir-le-paradoxe/">Le plafond de verre (1) Femmes et pouvoir : le paradoxe !</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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