Avoir récolté l’improbable
Chose au monde la moins partagée,
Fruit subtil du sort transcendé
D’un ventre sec et misérable.
Je vous ai cueilli des improbables
Parce que l’effleure, c’est périssable.
Des failles, des fêlures, des fragilités,
Des interstices et des grains de sable.
Effilée, l’improbabilité :
Je l’ai sondée, impitoyable,
Aux abîmes des possibles pensables
Et l’ai emplie de réalité.
Vous qui vouliez du vraisemblable
Mes improbables, prenez-les !
Offrandes d’espoir, pactes au diable
De vos moissons, grains à semer.


Commentaire sur “Graines d’improbables (in(n)ovation)”