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	<title>Archives des intelligence collective - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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	<description>Mutations sociétales et transformations numériques</description>
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	<title>Archives des intelligence collective - Blog-notes | Corinne Dangas</title>
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	<item>
		<title>L&#8217;entreprise 2.0 est morte, vive l&#8217;organisation 3.0 ! Le 2.0 ne révolutionnera pas l&#8217;entreprise, mais l&#8217;entreprise dans la société.</title>
		<link>https://dangas.com/lentreprise-2-0-est-morte-vive-lorganisation-3-0-le-2-0-ne-revolutionnera-pas-lentreprise-mais-lentreprise-dans-la-societe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 08:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rien ne va plus pour l&#8217;entreprise 2.0. « La fin d&#8217;un cycle » dit Frédéric Poulet, « A déconstruire » pour Frédéric Bascunana, réinterrogé ici par Carnets RH 2.0. On constate ici et là, que l&#8217;entreprise 2.0 ne tient pas toujours toutes les promesses espérées. (même s&#8217;il faut mesure garder : les études comme celle de McKinsey montrent que [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lentreprise-2-0-est-morte-vive-lorganisation-3-0-le-2-0-ne-revolutionnera-pas-lentreprise-mais-lentreprise-dans-la-societe/">L&rsquo;entreprise 2.0 est morte, vive l&rsquo;organisation 3.0 ! Le 2.0 ne révolutionnera pas l&rsquo;entreprise, mais l&rsquo;entreprise dans la société.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rien ne va plus pour l&rsquo;entreprise 2.0. « <a href="http://fredwpt.wordpress.com/2011/12/04/entreprise-2-0-la-fin-dun-cycle-e20-rse-socbiz/" target="_blank">La fin d&rsquo;un cycle</a> » dit Frédéric Poulet, « <a href="http://techtoc.tv/fredbascunana--Frederic-BASCUNANA/blog/101/?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=Feed%3A+GlobalRSSThematiquesWebinarsWebcastsTournagesNewsSurTechtoctvcom+%28Tout+TechTocTv+%3A+Thematiques%2C+webinars%2C+webcasts%2C+tournages+et+news%29" target="_blank">A déconstruire</a> » pour Frédéric Bascunana, réinterrogé <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=faut%20il%20d%C3%A9construire%20l'entreprise%202.0&amp;source=web&amp;cd=1&amp;ved=0CDYQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fresshum.posterous.com%2Ffaut-il-deconstruire-lentreprise-20&amp;ei=nPDfTt6cMY2g-wbEmL3OBQ&amp;usg=AFQjCNH8IPOltqFXLhtUmJjC5aZrWUXBbQ&amp;sig2=6GyErNq_OwBI-aDTaORNeA" target="_blank">ici par Carnets RH 2.0</a>. On constate ici et là, que l&rsquo;entreprise 2.0 ne tient pas toujours toutes les promesses espérées. (<em>même s&rsquo;il faut mesure garder : les études comme <a href="http://www.mckinsey.com/locations/paris/home/impact_internet.asp" target="_blank">celle de McKinsey</a> montrent que performance, croissance, exportations et emplois créés sont en général proportionnels aux investissements réalisés dans le numérique.</em>)</p>
<p>En résumé : ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on a une jolie boite de pinceaux et de couleurs, qu&rsquo;on peut toujours produire un Van Gogh, ni même un tableau simplement correct. L&rsquo;outil ne fait pas l&rsquo;art.<span id="more-2780"></span></p>
<h3><strong>Et les outils collaboratifs ne font donc pas le 2.0&#8230;</strong></h3>
<p>(Dans ce qu&rsquo;on lui prête de collaboratif, de transversal, de flexible et réactif, ce sont la culture d&rsquo;entreprise, managériale et l&rsquo;implémentation assumée des process et axes de pouvoir, qui le font.)</p>
<p>A l&rsquo;heure actuelle, il est certes nettement mieux de les utiliser (avoir un intranet collaboratif pour collaborer, exploiter le canal Web pour vendre, les medias sociaux pour socialiser, etc.) que de ne rien faire du tout.</p>
<p>Mais, pour autant, tout ce qui brille, n&rsquo;est pas or.  <strong>Et espérer des miracles humains et économiques en ajoutant une pincée d&rsquo;outils collaboratifs et une dose de community management quelque part en bout de chaîne ou en emballage cadeau, sans surtout rien déranger au reste, relève à mon avis de l&rsquo;optimisme forcené</strong>.</p>
<p>Ce serait occulter la question des usages, et celle de leurs bénéfices perçus (pourquoi adopter des usages qui se surajouteraient aux process existants ?). Dans le meilleur des cas, ils le sont donc à la façon d&rsquo;un élastique tendu, dont la traction repose souvent sur la dépense conséquente d&rsquo;énergie de quelques uns : dès qu&rsquo;on lâche l&rsquo;élastique, il tend à revenir vers sa position initiale.</p>
<p>Aucun changement ne peut être révolutionnaire, efficient et mesurable, s&rsquo;il n&rsquo;est voulu et assumé dans *tous* ses tenants et aboutissants par les pilotes de toute organisation, que ce soit à l&rsquo;échelle politique ou de l&rsquo;entreprise. Or changer, c&rsquo;est difficile.</p>
<p>Cela fait des années que je peste contre les agences qui vendent des paillettes 2.0 tout en mettant leurs clients sous dépendance à grand renfort de « mystères du web » et de « baguette magique du community management ». Là où il y a surtout lieu d&rsquo;avoir un discours honnête et réaliste sur la crucialité de l&rsquo;enjeu (bien réel), mais aussi sur la « changeabilité interne », et de viser en première démarche intégration d&rsquo;usages et formation &#8211; accompagnement adaptés et hyper-localisés.</p>
<p>Donc comme le résume parfaitement <a href="http://techtoc.tv/event/1964/l-entreprise-collaborative/entreprise-2.0--les-fondements/entreprise-2.0--la-fin-d-un-cycle" target="_blank">Bertrand Duperrin ici</a>,  « l&rsquo;équation &lsquo;Entreprise 2.0 = 1.0 + communautés&rsquo; est fausse et biaisée ». Et « le problème plus grave que prévu ».</p>
<h3>Et le changement de paradigme, alors ?</h3>
<p>Le numérique induit un élargissement référentiel, une architecture distribuée&#8230; et l&rsquo;on a pensé pouvoir faire sans. Le numérique a un potentiel transformateur, mais cet effet structurant est bien trop large (l&rsquo;échelle est sociétale) et bien trop diffusé (il touche chaque point des organisations, chaque individu&#8230; bientôt chaque objet) pour être à soi seul héroïque (et ROI-que) dans l&rsquo;organisation seule, qui resterait en mode statique &#8211; autarcique.</p>
<p><strong>Le 2.0 ne révolutionnera pas tant l&rsquo;entreprise, que l&rsquo;entreprise dans la société. </strong></p>
<p><strong></strong><strong>Les routes (terrestres) n&rsquo;ont changé l&rsquo;organisation locale que parce qu&rsquo;elles ont changé l&rsquo;organisation globale. Les routes numériques, en cela, ne sont pas différentes.</strong></p>
<p>Ce que je qualifie d&rsquo;organisation 2.0 (ou 3.0, ou ce que l&rsquo;on veut&#8230;) est donc moins l&rsquo;entreprise 2.0 au sens souvent admis, que la façon dont ces canaux informationnels transforment la société, donc/dont l&rsquo;entreprise (mais pas que).</p>
<p>Pour moi j&rsquo;ai tendance à penser que sur les lignes actuelles, l&rsquo;on se dirigera donc de plus en plus vers ce que l&rsquo;on pourrait qualifier de BOM (business organization management) : <strong>du design organisationnel</strong>. Avec <strong>comme moteur la créativité et le sens</strong>, et <strong>comme matériau</strong><strong>, flexible et scalable, le cloud computing</strong>. [<em>prochain billet à venir</em>]</p>
<p>Nous n&rsquo;en sommes pas encore là : dans cette vision ce ne sont plus les flux qui se dérouleront dans l&rsquo;organisation, mais les organisations qui évoluent en continu et s&rsquo;organisent autour des flux et meta-flux.</p>
<p>Les écosystèmes de start-up ont donc probablement de beaux jours devant eux. Mais du point de vue de l&rsquo;environnement déjà fortement structuré (celui de l&rsquo;ETI ou de la grande entreprise, de l&rsquo;administration, notamment), cela suppose de sortir les yeux (et les cerveaux) du micro-référentiel « organisation » actuel. Et il est probable que le prochain changement à conduire&#8230; soit celui des DRH et DSI elles-mêmes !</p>
<p>Je ne peux pas m&#8217;empêcher de conclure sur cet bon mot de Fred Poulet :<br />
« <em>Alors&#8230; consultants et éditeurs 2.0, dirigeants en temps de crise, vous chantiez 2.0 ?<br />
Eh bien dansez maintenant ;-) </em> »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://techtoc.tv/event/1964/l-entreprise-collaborative/entreprise-2.0--les-fondements/entreprise-2.0--la-fin-d-un-cycle" target="_blank">Le débat sur Techtoc.tv </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/12/3429774593_04aa136145.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-2789" title="3429774593_04aa136145" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/12/3429774593_04aa136145.jpg" alt="" width="500" height="333" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/12/3429774593_04aa136145.jpg 500w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/12/3429774593_04aa136145-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><br />
<small></small></a>Transformation de <a href="http://www.flickr.com/photos/25802865@N08/3429774593/" target="_blank">chooyutshing</a>, sur Flickr (licence CC BY-NC-SA 2.0)</p>
<div id="-chrome-auto-translate-plugin-dialog" style="opacity: 1 !important; background-image: initial !important; background-attachment: initial !important; background-origin: initial !important; background-clip: initial !important; background-color: transparent !important; position: absolute !important; top: 0px; left: 0px; overflow-x: visible !important; overflow-y: visible !important; z-index: 999999 !important; text-align: left !important; display: none; background-position: initial initial !important; background-repeat: initial initial !important; padding: 0px !important; margin: 0px !important;">
<p><img decoding="async" style="position: absolute !important; z-index: -1 !important; right: 1px !important; top: -20px !important; cursor: pointer !important; -webkit-border-radius: 20px; background-color: rgba(200, 200, 200, 0.3) !important; padding: 3px 5px 0 !important; margin: 0 !important;" onclick="document.location.href='http://translate.google.com/';" src="http://www.google.com/uds/css/small-logo.png" alt="" /></p>
</div>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lentreprise-2-0-est-morte-vive-lorganisation-3-0-le-2-0-ne-revolutionnera-pas-lentreprise-mais-lentreprise-dans-la-societe/">L&rsquo;entreprise 2.0 est morte, vive l&rsquo;organisation 3.0 ! Le 2.0 ne révolutionnera pas l&rsquo;entreprise, mais l&rsquo;entreprise dans la société.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>L&#8217;empathie, qualité clé d&#8217;une civilisation connectée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 11:26:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;empathie est une notion complexe : ce sont les mécanismes servant notre conscience qui nous permettent de « comprendre » l&#8217;autre. Elle intègre une dimension à la fois affective (vous comprenez ses sentiments, ses émotions) et cognitive (vous comprenez ses états mentaux non émotionnels, par ex. ce qu&#8217;il croit ou sait). Comme elle recouvre des réalités physiologiques [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lempathie-qualite-cle-dune-civilisation-connectee/">L&#8217;empathie, qualité clé d&rsquo;une civilisation connectée</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><span class="tc-dropcap">L</span>&#8217;empathie est une notion complexe : ce sont les mécanismes servant notre conscience qui nous permettent <strong>de « comprendre » l&rsquo;autre</strong>. Elle intègre une dimension à la fois <strong>affective</strong> (vous comprenez ses sentiments, ses émotions) et <strong>cognitive</strong> (vous comprenez ses états mentaux non émotionnels, par ex. ce qu&rsquo;il croit ou sait).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle recouvre des réalités physiologiques que nous ne connaissons pas ou mal, l&#8217;empathie est depuis une vingtaine d&rsquo;années un terrain de choix des neurosciences. (On sait, par exemple, que les « neurones-miroirs » s&rsquo;activent aussi bien quand un individu réalise lui-même une action, que lorsqu&rsquo;il se contente d&rsquo;observer un autre individu de la même espèce l&rsquo;effectuer).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #0088cc;">L&#8217;empathie n&rsquo;est pas faite (que) pour les bisounours !&nbsp;</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On confond communément l&#8217;empathie, comprise sur le mode « bisounours surémotif », avec compassion, partage d&rsquo;émotion, ou émotivité.<br>L&#8217;empathie fait certes de nous des animaux sociaux qui en général supportent assez mal la souffrance des autres. Ce qui nous épargne d&rsquo;être tous des sociopathes : selon une étude menée par Pessoa &amp; Adolphs, quand on présente à des personnes des images suggérant qu&rsquo;une autre a mal, 1/3 d&rsquo;entre elles ressentent une douleur au même endroit et 2/3 sont perturbées mais sans ressentir elles-mêmes la douleur.</p>



<span id="more-2347"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <strong>l&#8217;empathie est plus largement un mode de connaissance et de compréhension de l&rsquo;autre. </strong>Ce&nbsp;n&rsquo;est pas nécessairement de la sympathie (à l&rsquo;extrême, l&#8217;empathie peut servir la cruauté : la douleur &nbsp;de l&rsquo;autre est alors ressentie positivement) ni ce que l&rsquo;on appelle « contagion émotionnelle » (ex. le fou rire contagieux).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si elle est structurellement dépendante de notre propre environnement émotionnel, je la décrirais donc plus comme une <strong>facilité à capter la projection de l&rsquo;esprit d&rsquo;autrui.</strong>&nbsp;La capacité d&#8217;empathie réduit le différentiel entre ce que « l&rsquo;autre signifie » et ce que « je conçois ». Bref, c&rsquo;est <strong>une qualité de réception</strong>, une largeur de bande qui permet de couvrir plus ou moins bien l&rsquo;écart entre ces deux angles de vue du même processus : l&rsquo;émission originale, et sa représentation.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>C&rsquo;est une compétence qui, parce qu&rsquo;on « comprend » l&rsquo;autre, réalise <strong>des comportements  socialement efficients :</strong> en intégrant aussi le point de vue d&rsquo;autrui (et non juste le vôtre) dans vos pensées et vos actes, vous êtes incité à coopérer et servez mieux l&rsquo;intérêt collectif.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>A contrario, c&rsquo;est certainement aussi du point de vue de l&rsquo;évolution <strong>une clé de survie </strong> essentielle dans un monde « rétréci », où l&rsquo;homme n&rsquo;a plus d&rsquo;autre prédateur que lui-même, et est en interaction, sinon en compétition permanente, avec sa propre espèce, ce qui requiert pour s&rsquo;en prémunir une maîtrise de plus en plus aboutie et une adaptation de plus en plus fine à la façon dont son congénère va agir et réagir.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #0088cc;">Une construction sociale de plus en plus dense : des interactions accrues</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons actuellement un tournant de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité : jamais le monde n&rsquo;a paru si petit, ses points les plus éloignés si connectés, et les ressources terrestres un bien si commun (si partagé).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de « terriens » devient vertigineux ; le multiculturalisme devient la norme ; les modèles fondés sur le partage, la coopération, le peer-to-peer, explosent ; les médias sociaux ont un rôle de plus en plus prégnant dans les révolutions et les crises socio-politico-environnementales, qui désormais sont planétaires : nous sommes en train de bâtir&nbsp;<strong>une civilisation mondiale principalement fondée sur l&rsquo;interdépendance</strong>, et<strong> la conscience de cette interdépendance</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la base de cette conscience, fondement de la vie en société, <strong>l&#8217;empathie sera une qualité toujours plus déterminante du genre humain</strong>, condition nécessaire à la communication, à la compréhension, à l&rsquo;adaptabilité et à la richesse des connexions relationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le développement économique et social reposera donc de plus en plus sur la capacité de nos organisations, de nos systèmes éducatifs et entrepreneuriaux, à l&rsquo;intégrer</strong> à titre <span style="text-decoration: underline;">essentiel</span> dans leurs modes de fonctionnement.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.flickr.com/photos/conanil/4052756788/"><img decoding="async" src="https://farm3.staticflickr.com/2497/4052756788_608ac83414_z.jpg" alt="Watering the Sun de Conan sur Flickr"/></a><figcaption>Watering the Sun de <a href="https://www.flickr.com/photos/conanil/4052756788/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Conan </a>sur Flickr &#8211; Licence <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CC BY&nbsp;2.0&nbsp;</a></figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><script src="//embedr.flickr.com/assets/client-code.js" async="" charset="utf-8"></script></p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/lempathie-qualite-cle-dune-civilisation-connectee/">L&#8217;empathie, qualité clé d&rsquo;une civilisation connectée</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Si je créais l&#8217;EEMI, j&#8217;en ferais une « non-école »</title>
		<link>https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 23:59:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le lancement d&#8217;une Ecole Européenne des Métiers de l&#8217;Internet par Jacques-Antoine Granjon (vente-privée), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic) a fait le buzz ces dernières semaines. Ce n&#8217;est pas tous les jours que des stars de la Net Economie se mêlent d&#8217;enseignement, et ils viennent d&#8217;ailleurs de réitérer avec la  création d&#8217;une chaire e-business [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/">Si je créais l&rsquo;EEMI, j&rsquo;en ferais une « non-école »</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le lancement d&rsquo;une <a href="http://www.eemi.com/">Ecole Européenne des Métiers de l&rsquo;Internet</a> par Jacques-Antoine Granjon (vente-privée), Xavier Niel (Free) et Marc Simoncini (Meetic)</strong> a fait le buzz ces dernières semaines. Ce n&rsquo;est pas tous les jours que des stars de la Net Economie se mêlent d&rsquo;enseignement, et ils viennent d&rsquo;ailleurs de réitérer avec la  <a href="http://fr.techcrunch.com/2011/02/08/hec-lance-la-1ere-chaire-e-business-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">création d&rsquo;une chaire e-business à H</a><a href="http://fr.techcrunch.com/2011/02/08/hec-lance-la-1ere-chaire-e-business-en-france/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">EC</a> <em>(NB l&rsquo;article a une photo vraiment sympa, avec tous ces messieurs charmants, mais&#8230; où sont les femmes ? :D </em>).</p>
<p>Je n&rsquo;y reviens pas car vous avez déjà eu toutes les infos là-dessus, le sujet a été pas mal débattu (Cf. notamment ces plateaux que nous avions faits sur <a href="http://techtoc.tv/search.php?task=dosearch&amp;search_text=faut-il+une+%C3%A9cole+de+l%27internet&amp;t=event">Techtoc</a>), et le besoin est là du point de vue des entreprises.</p>
<p>Par contre je trouve intéressant d&rsquo;évoquer son modèle-même, qui m&rsquo;a paru plus souvent susciter doutes et questions, de 2 sortes :<span id="more-1340"></span></p>
<ol>
<li>En toile de fond, un défi sociétal qui dépasse le projet EEMI. Le paradoxe qu&rsquo;il y a former et qualifier par des diplômes à des métiers inscrits dans une innovation permanente, et qui s&rsquo;accélère. La vidéo « <a href="http://www.dailymotion.com/video/x7og5n_did-you-know-sous-titres-fr_news">Did you know</a> » le résumait : «<em> Nous préparons actuellement des étudiants à des métiers qui n’existent pas encore… pour leur permettre de résoudre des problèmes dont nous n’avons encore aucune notion.</em> »</li>
<li><strong>Et très pragmatiquement, la question récurrente que j&rsquo;ai observée est la façon dont l&rsquo;EEMI va se différencier de l&rsquo;existant pour y répondre, sans pour autant pratiquer d&rsquo;élitisme.</strong> Comment s&rsquo;y prendre pour garantir à cette école une réactivité et une proximité permanentes au « terrain » (besoin des entreprises &#8211; attentes des étudiants), et une organisation de la formation (enseignements &#8211; profils d&rsquo;enseignants) « meilleures » ou plus adaptées que ne sont supposées le faire les autres offres de formation ?</li>
</ol>
<p><strong>En résumé, si l&rsquo;école et le système scolaire « traditionnel » se heurtent à des obstacles difficiles à résoudre par les méthodes « classiques », comment imaginer relever le défi d&rsquo;y parvenir, en répliquant ces mêmes pratiques ?</strong></p>
<h3>Résoudre le désir d&rsquo;apprendre</h3>
<p>La personnalité et les réputations des fondateurs, doublées de la perspective de trouver un emploi dans l&rsquo;une des entreprises partenaires, suffiront très certainement à remplir les listes de l&rsquo;EEMI. Et je ne pense pas que le problème n°1 soit la question financière des frais d&rsquo;inscription, qui peut être velléitairement résolue par des systèmes de bourse et de crédit. Le vrai défi n&rsquo;est pas là.</p>
<p>Le vrai défi vous l&rsquo;avez évoqué, messieurs Granjon, Niel, Simoncini, dans <a href="http://twitpic.com/3imwln/full">votre interview à Paris Match</a>. Vous en êtes les meilleurs exemples : vous dites « <em>avoir réussi en dépit du système</em>« . Car sans que ce soit aucunement imputable à ses acteurs, aux milliers d&rsquo;enseignants qui chaque jour s&rsquo;investissent dans la plus belle mission qui soit, l&rsquo;école s&rsquo;est, par beaucoup d&rsquo;aspects, déconnectée de son but. Avec notamment pour conséquence ce qu&rsquo;évoquait J.A. Granjon : <em>« il n&rsquo;y a pas de désir d&rsquo;apprendre »</em>. <strong>Nombreux jeunes sont en perte de sens, du sens d&rsquo;apprendre.</strong></p>
<p>Je trouve pourtant que le manque n&rsquo;est pas toujours celui du désir d&rsquo;apprendre : <strong>beaucoup, responsabilisés, trouveront dans leur travail ou d&rsquo;autres facettes de leur vie 1.000 occasions de l&rsquo;exercer</strong>. Quant au but, ils l&rsquo;ont tous : trouver un job qui leur plaise (si possible bien payé). Le problème est plutôt celui du lien entre les deux.</p>
<p>Ceux qui font encore ce lien, ou s&rsquo;efforcent de le maintenir, feront gentiment, comme dans toute autre école, leurs 3 ans d&rsquo;étude, et le système s&rsquo;auto-alimentera. L&rsquo;enjeu serait de réussir à accrocher <strong>aussi </strong>ceux qui sont en perte de sens vis-à-vis de l&rsquo;école mais qui ont bel et bien l&rsquo;envie de bosser dans le Web, des idées et surtout l&rsquo;énergie d&rsquo;en mettre en œuvre. De parvenir à capter ces belles énergies, non pas « contre », mais indifféremment du système : qu&rsquo;elles soient aptes ou pas à en passer le filtre (filtre qui repose aussi sur l&rsquo;auto-confiance et la confiance en ce système). <strong>C&rsquo;est une question comportementale autant que scolaire. Comment redonner du sens à l&rsquo;apprentissage ?</strong></p>
<h3>« L&rsquo;École Mutuelle » : les deux sens d&rsquo;apprendre</h3>
<p>L&rsquo;école mutuelle est un concept ayant eu cours au début du XIX<sup>e</sup> dans certains pays d&rsquo;Europe, et interdit par le pape Léon XII en 1824. Anne Querrien, dans un livre « <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/284671133X">L&rsquo;école mutuelle : une pédagogie trop efficace ?</a>« , préfacé par Isabelle Stengers (voir son article « <a href="http://ecolesdifferentes.free.fr/SILENCEILLICH.htm">le droit d&rsquo;apprendre</a>« ), en a décrit l&rsquo;expérience menée en France à la Restauration.</p>
<p>Créée dans le but d&rsquo;apporter aux plus pauvres le juste minimum de connaissances utiles pour pouvoir être placés en apprentissage (lire &#8211; écrire &#8211; compter), l&rsquo;école mutuelle était un enseignement de masse, disposant de très peu de moyens car doté à l&rsquo;économie.</p>
<p><strong>Son organisation était donc très différente : un seul maître pour la faire fonctionner</strong>, en pratique avec des classes de 60 &#8211; 80 élèves (d&rsquo;un point de vue théorique jusqu&rsquo;aux limites de capacité d&rsquo;accueil des bâtiments : plusieurs centaines d&rsquo;élèves), et un espace de travail organisé de façon fluide, pour permettre les regroupements dynamiques, sous forme « d&rsquo;ateliers ».</p>
<p><strong>La pédagogie, collaborative, reposait sur un enseignement réciproque. </strong>Car apprendre, c&rsquo;est apprendre&#8230; mais c&rsquo;est aussi apprendre aux autres : <strong>« enseigner, c&rsquo;est apprendre deux fois. »</strong>.</p>
<p>Chaque élève, quand il avait compris quelque chose, l&rsquo;expliquait à d&rsquo;autres : tout élève ainsi à la fois apprenant, et enseignant au niveau inférieur, est assuré de toujours trouver une place qui lui corresponde. <strong>L&rsquo;enseignement entre pairs résout « l&rsquo;obstacle » de l&rsquo;hétérogénéité en en faisant un atout.</strong></p>
<p>L&rsquo;école mutuelle a été fermée parce qu&rsquo;elle dépassait ses objectifs d&rsquo;efficience et n&rsquo;atteignait pas ceux de « politiquement correct » : les élèves apprenaient en 3 ans le curriculum prévu pour 6, mais n&rsquo;y acquéraient pas ce qui était estimé être le « respect du savoir ». Susceptible de remettre en cause, socialement, la mission qui lui avait été assignée et l&rsquo;ordre établi, elle ébranlait, aussi, les notions mêmes de pédagogie et d&rsquo;enseignement (appropriation du « droit d&rsquo;apprendre », existence d&rsquo;une « bonne façon » d&rsquo;apprendre&#8230; ?)</p>
<p>Ce modèle, qui a peut-être été idéalisé par l&rsquo;auteur mais qui semble avoir convaincu tous ses lecteurs, n&rsquo;en reste pas moins <strong>un exemple empirique de réussite extrêmement intéressant à explorer, si on le rapproche des pratiques habituelles et des perspectives de « social learning » dessinées par le développement d&rsquo;Internet.</strong></p>
<h3>L&rsquo;école de l&rsquo;Internet : une student-driven school&#8230; le barcamp scolaire ?</h3>
<p><a href="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/614px-BarCamp_San_Diego_51.jpg"><img decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-1397" title="614px-BarCamp_San_Diego_5[1]" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/614px-BarCamp_San_Diego_51-300x292.jpg" alt="" width="300" height="292" /></a><br /><a href="http://www.adverbe.com/2010/05/07/ecole-mutuelle-barcamp-et-pedagogies-collaboratives/">Xavier de Mazenod, dans un billet de 2010</a>, relevait aussi <strong> cette analogie de l&rsquo;école mutuelle, notamment avec les barcamps </strong>: les « non-conférences », ateliers participatifs essentiellement axés sur le web, sans conférencier désigné, où chacun apporte quelque chose, contribue d&rsquo;une façon ou l&rsquo;autre.</p>
<p>De la même façon, <strong>on peut la rapprocher des Webschools</strong>. Préconisés par <a href="http://billaut.typepad.com">Jean-Michel Billaut</a>, initiés par<a href="http://www.webschool-orleans.fr/webschool-orleans/webschool-orleans/"> Fabien Prêtre avec celle d&rsquo;Orléans</a>, expérimentées sous forme intégrée à l&rsquo;entreprise par <a href="http://conversationstrategies.com/?p=370">Lippi</a>, ces ateliers du numérique, gratuits et ouverts à tous, même encadrés par un expert, gardent pour principe-clé un échange libre, où chacun peut développer son apprentissage, ses usages et pratiques, mais aussi partager ses propres connaissances en animant des ateliers.</p>
<p><strong>Une « école de l&rsquo;Internet », comme l&rsquo;EEMI, pourrait mettre en œuvre une organisation axée sur ces modèles collaboratifs : « pas de spectateur, tous acteurs ».</strong></p>
<p>L&rsquo;enjeu serait alors moins de consacrer temps et énergie à produire des ressources déjà largement accessibles et à les délivrer verticalement, qu&rsquo;à placer les jeunes en prise directe et complète avec la co-construction de projets mais aussi de leurs propres connaissances. Des jeunes engagés d&#8217;emblée dans l&rsquo;interaction avec leurs pairs et avec l&rsquo;entreprise, et dans la propagation des idées et questionnements émergents, sur leur périmètre d&rsquo;action.</p>
<p>Cela suppose oser une conception « 2.0 », moins statique et plus dynamique du savoir, focalisée sur l&rsquo;efficacité de l&rsquo;apprentissage et sa dimension individuelle, comportementale, et relationnelle (collaboration, créativité, confiance en soi et en les autres, droit de comprendre &#8211; ne pas comprendre &#8211; questionner &#8211; remettre en cause, etc.) Un savoir qui pourrait y conserver périmètre et lignes directrices, même s&rsquo;il risque par certains aspects d&rsquo;avoir à se reposer sur le « life long learning », et d&rsquo;échapper au filtre des labels académiques : mais c&rsquo;est à mettre au regard de la génération d&rsquo;amateurs et d&rsquo;autodidactes passionnés qui se sont, souvent, passé de ces cadres pour produire les possibilités et horizons qu&rsquo;offre l&rsquo;Internet aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Quoi qu&rsquo;il en soit, je crois que nul n&rsquo;est plus légitime qu&rsquo;une école (des métiers) de l&rsquo;Internet, pour en pratiquer et en véhiculer non seulement les connaissances et savoir-faire, mais aussi les modèles sociaux, comportementaux, collaboratifs, et créatifs, qui précisément en font la richesse et les perspectives. </strong><br /><br />Si c&rsquo;est la perte de sens qu&rsquo;il faut traiter, le « pourquoi &#8211; comment apprendre » qui fait défaut, en garantissant aux élèves un emploi à l&rsquo;issue de leurs études, je pense que la « carotte » peut être suffisante pour y parvenir.</p>
<p><strong>Mais imaginer un modèle d&rsquo;enseignement susceptible d&rsquo;y suffire à lui-même, un modèle ayant l&rsquo;audace d&rsquo;appliquer ce qu&rsquo;il veut enseigner, voire même transposable à d&rsquo;autres applications éducatives, ne serait-il pas un défi plus extraordinaire encore ? </strong> Et si tel est le cas, qui mieux que les meilleurs exemples d’excellence et de réussite dans l’univers numérique, serait à même de s’y essayer, et de « mettre des Zodiac à côté du paquebot pour explorer d’autres voies » ?</p>
<p> </p>


<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="1200" height="900" src="http://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-1200x900.jpg" alt="" class="wp-image-7584" srcset="https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-1200x900.jpg 1200w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-300x225.jpg 300w, https://dangas.com/wp-content/uploads/2011/02/Barcamp2005PaloAlto-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>By Ho John Lee from Palo Alto, California, USA (Barcamp 2005, Palo Alto) CC-BY-2.0 (www.creativecommons.org/licenses/by/2.0) via Wikimedia Commons</figcaption></figure></div>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/si-je-creais-leemi-jen-ferais-une-non-ecole/">Si je créais l&rsquo;EEMI, j&rsquo;en ferais une « non-école »</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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		<title>Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Corinne DANGAS]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Aug 2007 22:04:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[collaboration]]></category>
		<category><![CDATA[coopération]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence collective]]></category>
		<category><![CDATA[knowledge management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivier Zara, auteur du « Management de l&#8217;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance », vient de publier « Le guide pratique de l&#8217;Intelligence relationnelle ». Vous pouvez recevoir gratuitement ce seconde guide, publié en ligne, en vous inscrivant avant le 2 septembre 2007. Il propose un outil de diagnostic de vos pratiques managériales, 16 fiches pratiques enrichies de vidéos, [&#8230;]</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/intelligence-collective-et-intelligence-relationnelle-des-outils/">Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Olivier Zara, auteur du <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">« Management de l&rsquo;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance »</a>, vient de publier « Le guide pratique de l&rsquo;Intelligence relationnelle ».</p>
<p>Vous pouvez recevoir <strong>gratuitement</strong> ce seconde guide, <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">publié en ligne</a>, en vous inscrivant avant le 2 septembre 2007. Il propose un outil de diagnostic de vos pratiques managériales, 16 fiches pratiques enrichies de vidéos, ainsi que 3 questionnaires à vocation de coaching.</p>
<p>J&rsquo;ajoute quelques mots sur son premier ouvrage, qui offre une approche globale, didactique, du concept de management de l&rsquo;intelligence collective, et propose aux équipes et managers des outils et méthodes pour la mise en œuvre de tels projets, à grande échelle ou localement.</p>
<p><span id="more-161"></span></p>
<h2>De la communication à la coopération.</h2>
<p>L&rsquo;entreprise industrielle et commerciale, dont la valeur résidait dans sa capacité de production, aura de plus en plus à devenir une « entreprise intelligente ». Car dans une économie de l&rsquo;information, de la communication, de la connaissance et des savoirs, c&rsquo;est de la capacité à les mobiliser que dépend la création de valeur, or c&rsquo;est avant tout dans nos têtes qu&rsquo;ils se trouvent. C&rsquo;est s<strong>a faculté à valoriser « l&rsquo;intelligence » de l&rsquo;ensemble des parties qui composent le système (employés, clients, fournisseurs &#8230;)</strong>, qui fait « l&rsquo;entreprise intelligente ».</p>
<p>L&rsquo;enjeu est de <strong>produire une performance collective supérieure à la somme des performances individuelles</strong>. La communication permet l&rsquo;échange d&rsquo;informations, la réflexion collective implique des coopérations intellectuelles, des interactions sur l&rsquo;information existante visant à faire émerger du sens, à la transformer en une nouvelle information : la valeur est là.</p>
<p>Pourtant le fait est que la masse n&rsquo;a pas toujours raison : une réflexion collégiale peut parfaitement aboutir à une décision idiote, de même qu&rsquo;une réflexion individuelle peut engendrer une décision géniale. Le principe du management de l&rsquo;intelligence collective n&rsquo;est absolument pas de s&rsquo;installer dans une uniformité bien pensante ou un consensus panurgien, mais d&rsquo;augmenter la probabilité de tendre vers une décision intelligente. (ou de miniser le risque de tendre vers une décision stupide ! ;) ).</p>
<p>La démarche consiste donc au contraire, à <strong>décloisonner et faire collaborer les diverses formes d&rsquo;intelligences, de savoirs, de compétences, à en organiser l&rsquo;hétérogénéité et la diversité</strong>, dans un dialogue multi-facettes, créatif et productif (Zara emploie le terme de « <strong>multilogue</strong>« ). Elle permet d&rsquo;évoluer d&rsquo;une logique de compétition vers une logique de partage et de valorisation.</p>
<h2>De la réflexion à la décision.</h2>
<p>De nombreux managers sont réticents à l&rsquo;égard des projets d&rsquo;intelligence collective, où ils pensent perdre tout ou partie de leur pouvoir. En fait, cela ne présuppose <strong>aucune redistribution du pouvoir</strong>, car seule évolue la façon d&rsquo;exercer celui-ci.</p>
<p>En effet, le management de l&rsquo;intelligence collective porte sur <strong>la problématique de la réflexion (coopération, enrichissement, innovation, création), qui est bien distincte de l&rsquo;acte de décision</strong> lui-même. La dimension collective est mobilisée pour construire et nourrir le processus d&rsquo;émergence de la décision, laquelle pourra <em>in fine</em>, être aussi bien individuelle que collective.</p>
<p>Le livre d&rsquo;Olivier Zara, qui intéressera tous ceux qui se sentent concernés par les problématiques de valorisation du capital humain et de management de la connaissance, est aussi un guide didactique, proposant une approche et une démarche claire et structurée et exposant les best practices en la matière.</p>
<p>Il permet de s&rsquo;approprier le concept, au travers notamment de citations invitant à une réflexion d&rsquo;une portée plus philosophique, mais aussi d&rsquo;en évaluer concrètement les avantages, risques et freins.</p>
<p>Enfin, il offrira au quotidien, aussi bien aux décideurs confrontés aux enjeux d&rsquo;évolution de leur entreprise qu’aux individus et équipes impliqués dans ce type de projet, des outils et méthodes qui les aideront à aborder très pragmatiquement ce type de démarche et mener à bien les changements qu&rsquo;elle induit.</p>
<p>Le site Axiopole, édité par Olivier Zara est <a hreflang="\&quot;fr\&quot;" href="\">ici</a>, les bouquins sont là : <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/295205147X?ie=UTF8&amp;amp;tag=20908-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=295205147X" target="_blank">Management de l&rsquo;intelligence collective, vers une nouvelle gouvernance</a>.</p>
<p>Source de l'article <a href="https://dangas.com/intelligence-collective-et-intelligence-relationnelle-des-outils/">Intelligence collective et intelligence relationnelle : des outils.</a> : <a href="https://dangas.com">Blog-notes | Corinne Dangas</a>.</p>
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